14 mars 2017 : FDS reçoit Bruno RETAILLEAU, Président du Groupe LR au Sénat

Le Mardi 14 mars 2017, Bruno RETAILLEAU était l’invité du déjeuner mensuel de l’Association Femmes Débat Société.

 

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Catherine DUMAS remercie  Bruno RETAILLEAU d’avoir accepté son invitation en cette période d’intense activité politique, ainsi que Laure DARCOS pour l’avoir facilité. Catherine DUMAS rappelle qu’elle avait siégé au Sénat aux côtés de Bruno RETAILLEAU dont les qualités de bon sens, de gentillesse, de bonne humeur, d’humanisme, de culture et d’érudition l’avaient frappée.

 

Laure DARCOS évoque brièvement la carrière de Bruno RETAILLEAU : élu local enraciné et parlementaire engagé, ancien dirigeant d’entreprises, spécialiste d’économie et organisateur d’actions culturelles et sportives, Bruno Retailleau a mis son expérience et son énergie au service du Conseil Général de la Vendée, de la Région des Pays-de-la-Loire et du groupe Les Républicains au Sénat.

Après avoir remercié les responsables de l’Association de cet accueil, Bruno RETAILLEAU rappelle que le contexte politique actuel est particulièrement troublé. Le bilan de François HOLLANDE a été totalement occulté, alors que dans tous les domaines il est marqué par des échecs cuisants. Cette élection présidentielle est donc un tournant historique et représente un enjeu considérable pour notre pays. Bruno RETAILLEAU rappelle que face à ces enjeux, François FILLON est le seul qui porte un vrai programme de redressement national.

Il souligne également que si l’on parle beaucoup de crise en ce moment, cette dénomination est abusive. Pour reprendre les termes de GRAMSCI, mieux vaudrait parler de transformation, car une crise se caractérise par un début et une fin, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. Nous sommes bien dans un basculement, une transformation qui risquerait de conduire la France à un déclassement de son statut de 5ème puissance mondiale. Il s’agit d’un basculement géopolitique. Alors qu’il y a peu, selon FUKUYAMA, on promettait la fin de l’histoire, du fait de la mondialisation, et la paix perpétuelle, nous constatons un retour des rapports de force entre grandes puissances telles que l’Iran, la Turquie, la Russie, la Chine et les USA. Avec l’élection de Donald Trump et le Brexit, l’ONU elle-même se trouve affaiblie par un retour aux rapports bilatéraux entre Etats. Il s’agit d’un retour de l’Histoire, d’une géopolitique nouvelle et, dans ce contexte, le pays a besoin d’un homme fort. L’Occident a perdu le monopole de l’Histoire. Désormais c’est en Asie que se trouve l’épicentre des avancées scientifiques et techniques, ainsi que la puissance financière.

Sur le plan intérieur, François HOLLANDE a bénéficié d’une conjoncture exceptionnellement favorable : dette indolore du fait de la baisse des taux, chute des prix du pétrole, Euro fort qui a gonflé les chiffres de l’économie. Il n’a pourtant pas su profiter de ce contexte pour entreprendre des réformes. En ce qui concerne le chômage, la France se situe au 22ème rang mondial, sa croissance plafonne autour de 1% alors que l’Espagne atteint 3%, le revenu moyen français est inférieur de 13% à celui de l’Allemagne. Pendant que les grands pays se réformaient, la France n’a rien fait. 2 millions et demi d’emplois industriels ont été perdus, la dette individuelle française a augmenté de 900 Euros par mois, l’école française est parmi les plus inégalitaires, l’ascenseur social ne fonctionne plus. Face à cela, les demi-mesures sont inefficaces. François FILLON l’a compris et propose un programme adapté à la situation d’urgence que connaît notre pays : il veut remettre en route les moteurs de la croissance.

Au milieu du bilan calamiteux de François Hollande, la France souffre aujourd’hui d’un mal profond : le chômage. Les entreprises sont plombées par les impôts et les règlementations alors qu’elles devraient être en harmonie avec les standards européens et débarrassées de la peur d’embaucher. Le pouvoir d’achat, qui s’est dégradé, doit s’améliorer par l’allègement du poids des cotisations sociales. L’âge de la retraite doit passer à 65 ans. Le quotient familial doit cesser d’être raboté afin d’aider les familles, les allocations familiales rétablies afin de soutenir la natalité et de restaurer le pouvoir d’achat.

De même, notre pays est assis sur une véritable une bombe à retardement : la dette. Celle-ci doit être jugulée au plus vite. Pourtant, le programme de MACRON, par exemple, ne prévoit aucune réforme structurelle pour réduire son poids. En accordant des allocations chômage aux travailleurs démissionnaires, il établit une sorte de revenu universel. Ce faisant, il endort la France. En Algérie, il n’a pas hésité à condamner son pays et, pour lui la culture française est inconsistante. Marine LE PEN, elle, propose un autre Programme Commun.

Alors qu’aujourd’hui les Français craignent le déclassement économique, l’élection présidentielle va permettre à nos concitoyens de comprendre que François FILLON propose le meilleur programme : liberté et autorité pour redresser notre pays.

L’orateur se prête ensuite aux questions, dont l’essentiel porte sur les points suivants :

· L’importance de transformer le programme de François FILLON en espoirs.

· Un quinquennat se gagne en trois mois. Avec quelle majorité François FILLON envisage-t-il de gouverner ? Comment élargir le cercle de ses électeurs ?

Bruno RETAILLEAU rappelle que le programme de François FILLON ce n’est pas que « du sang et des larmes », c’est une espérance pour des millions de Français sans emploi, car seules les solutions qu’il préconise fourniront du travail aux jeunes, réinventeront l’école et réduiront le poids de la dette sur nos enfants. Là où François FILLON permet d’espérer, Marine LE PEN entraîne la ruine et Emmanuel MACRON propose des soins palliatifs. Si François FILLON n’a pas encore déterminé précisément avec qui il s’entourera pour gouverner, la méthode qu’il appliquera est prête : les réformes seront accomplies dans les trois premiers mois du quinquennat, et s’il le faut en légiférant par ordonnances.

Il faut aussi reconnaître que la France périphérique, celle dite des « oubliés », souffre d’une fracture politique forte. La démographie médicale y est insuffisante, l’accès au très haut débit et aux infrastructures de transport également. C’est pourquoi François FILLON veut réformer les études de médecine, arrêter le système hospitalo-centré pour développer la médecine de ville et les cliniques.

L’assemblée félicite Bruno RETAILLEAU de son courage, le remercie de sa parfaite démonstration et l’incite à diffuser largement sa présentation du contexte dans lequel la France se trouve aujourd’hui. Elle l’incite aussi à galvaniser le candidat, afin de le renforcer sur la nature profondément réformatrice de son programme.

L’orateur invite les électeurs à comparer les programmes des candidats et à choisir François FILLON. Ce dernier a fait l’objet d’un lynchage médiatique dont nous ne devons pas nous faire les complices passifs. Compte tenu du biais idéologique qui règne dans des médias dominés par des grands groupes et du biais qui règne au sein des écoles de journalisme, la campagne doit aussi se faire en dehors des médias traditionnels, en utilisant largement internet.

Françoise VILAIN remercie Bruno RETAILLEAU de son intervention et lui demande de faire entendre ses arguments dans le débat démocratique. Il souligne que nous sommes aujourd’hui face à des choix fondamentaux pour notre pays et que nous n’avons plus le droit à l’erreur. Les sacrifices consentis par les générations passées doivent nous servir d’exemple pour repousser les difficultés et redresser notre pays. A ce titre, l’élection à venir est vraiment fondamentale.

La Présidente Catherine DUMAS rappelle qu’elle était heureuse d’accueillir Bruno RETAILLEAU et souligne que l’Association Femmes Débat Société a été réceptive à ses arguments. Par conséquent, l’association s’engage pour l’indispensable alternance en choisissant François FILLON.

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10 janvier 2017 : FDS reçoit Jacques TOUBON, défenseur des droits

j.toubonC’est autour de Jacques TOUBON qu’a eu lieu le premier de ses déjeuners mensuels de l’année 2017 de l’Association Femmes Débat Société.

Sa Présidente Catherine DUMAS lui présente en quelques mots l’Association ainsi que ses récentes activités : participation à la COP 21, lancement de la Première Université d’Automne en septembre 2016 en collaboration avec les femmes tunisiennes, représentées à ce déjeuner par Donia KAOUACH, Présidente de l’Association Tunisiennes Fières et chef d’entreprise, accueil des candidats à la Primaire de la Droite et du Centre.

Laure DARCOS rappelle ensuite quelques unes des étapes de la riche carrière de Jacques TOUBON. Député de Paris de 1981 à 1995, Secrétaire Général du RPR de 1984 à 1988, il devient Ministre de la Culture et de la Francophonie avant d’être nommé Ministre de la Justice de 1995 à 1997. Il est élu Député Européen de 2004 à 2009. Après avoir été membre de la Haute Autorité pour la Diffusion des Œuvres et la Protection des Droits sur Internet (HADOPI), il est depuis juillet 2014 Défenseur des Droits, institution issue de la réunion de 4 autres : Médiateur de la République, Défenseur des Enfants, Haute Autorité de la lutte contre les Discriminations et pour l’Egalité (HALDE), Commission Nationale de Déontologie de la Sécurité (CNDS).

En prenant à son tour la parole, l’orateur signale qu’il connaît l’Association Femmes Débat Société depuis sa fondation et qu’il s’y intéresse essentiellement pour deux raisons. D’une part, il a toujours cherché à s’ouvrir aux réflexions et à aller au fond des choses, convaincu qu’il est que les réponses purement partisanes aux questions que l’on se pose sont hémiplégiques. D’autre part, il combat pour l’effectivité des droits des femmes et pour l’égalité entre hommes et femmes.

Pour donner une idée de l’activité de son Institution, il relève que le Défenseur des Droits en 2016 a reçu 140 000 demandes, dont 80% auprès des délégués territoriaux, et traite près de 90 000 dossiers au total. 70% des cas traités ont abouti à un règlement positif. Le budget de l’Institution s’élève à 29 millions d’Euros, pour l’essentiel ( 60%), des frais de personnel. 250 personnes travaillent au siège national.

Le Défenseur des Droits est une Autorité Administrative indépendante inscrite dans la Constitution. L’Institution s’incarne dans une personne : le Défenseur des Droits libre de ses actes et de ses propos, assisté de quatre adjoints et de trois Collèges Consultatifs.

Sa première mission consiste à traiter des réclamations ainsi qu’à se saisir d’office de certains problèmes. Il prend ses décisions sous forme de recommandations individuelles pour 99% des cas. Il peut, cependant adresser une recommandation générale à tel ou tel ministre. En matière de déontologie de la sécurité, il a la possibilité de demander au ministre de l’Intérieur ou à celui de la Défense de prendre une sanction contre un agent des forces de sécurité qui aurait outrepassé ses droits. Il faut pour cela que l’action de cet agent ait contrevenu à deux principes : la nécessité de l’intervention d’une part et la proportionnalité de cette intervention. Si une situation donne lieu à un procès, par exemple devant le Conseil des Prud’hommes en cas de licenciement discriminatoire, le Défenseur des Droits peut intervenir devant la juridiction compétente en lui apportant des observations. L’expérience montre que dans les deux tiers des cas, les décisions de justice suivent les observations fournies par le Défenseur des Droits.

Sa mission ne se limite pas à l’application du droit tel qu’il existe. Le Défenseur des Droits peut aussi proposer l’extension des domaines du droit afin d’atteindre l’objectif d’égalité. Pour ce faire, il est à même de donner des avis au Parlement sur les textes en discussion et de faire des propositions. A titre d’exemple, l’orateur signale l’allongement de 3 à 5 jours du délai imparti pour une déclaration de naissance, ceci afin de donner une existence juridique aux enfants qui naissent dans des régions d’accès difficile, donc, particulièrement éloignées des centres de déclaration ( il s’agissait en l’occurrence de la Guyane). Autre exemple : une étude a été réalisée l’an passé, conjointement avec l’Organisation Internationale du Travail, sur la discrimination à l’embauche due à l’apparence physique du candidat ou encore, il y’a quelques semaines, l’emploi des femmmes en situation de handicap.

Le Défenseur des Droits est nommé pour 6 ans. Il jouit d’un statut indépendant qui lui permet de rester indifférent aux commentaires que peut susciter son action. Il présente un rapport annuel de son action au Président de la République ainsi qu’ un rapport annuel sur les droits des enfants. Les derniers rapports traitent, entre autres, du droit à.

Le Défenseur des Droits a pour objectif l’égalité, car les 7 milliards d’hommes qui vivent sur notre Terre doivent avoir des droits égaux. Il s’agit d’un principe universel d’humanité.

Au terme de sa communication, Jacques TOUBON se prête au jeu des questions-réponses dont l’essentiel a porté sur les points suivants :

  • L’acceptabilité des décisions du Défenseur des Droits au niveau de la Cour Européenne des Droits de l’Homme. Pour Jacques TOUBON, cette question de l’acceptabilité ne se pose pas. La question qu’il se pose est celle de sa responsabilité : il travaille au service de la République et son activité n’est pas jugulée par la Cour Européenne des Droits de l’Homme. Il signale, en même temps, que la jurisprudence de cette Cour Européenne, courageusement entérinée par la Cour de Cassation, a renforcé les droits de la défense qui, sans elle, ne seraient pas là où ils en sont. La procédure pénale est le dernier rempart des droits de l’homme.
  • En matière d’égalité hommes-femmes, le Défenseur des Droits est-il davantage saisi par des femmes ? L’institution fait beaucoup d’études sur ce sujet : elle a pu ainsi constater une différence de rémunération de 12% au détriment des femmes au sein même de la Fonction Publique, malgré les grilles de rémunération qui la régissent. Le Défenseur des Droits traite les réclamations.

A l’issue de cet entretien, la Présidente Catherine DUMAS remercie chaleureusement l’orateur d’avoir accepté son invitation et souligne la qualité avec laquelle il a communiqué sa passion pour une Institution trop peu connue. Elle résume en trois mots les principes qui l’animent : Promotion des droits, Liberté, Indépendance.

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Catherine DUMAS

Présidente FDS, Conseillère de Paris, Sénatrice de Paris

 

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