Actualités

Argumentaire sur les valeurs de FDS

Avant d’évoquer la question de l’évolution du positionnement de FDS, il convient en préambule d’en rappeler l’origine : créée à l’initiative d’hommes et de femmes politiques se situant dans le champ de la droite et du centre (Valérie Pécresse, Jean-Pierre Raffarin, Michel Barnier, Dominique Perben, Jacques Barrot…), elle s’inscrivait clairement dans la poursuite d’objectifs complémentaires :

- la valorisation du rôle et du regard des femmes dans la société française et en particulier des femmes exerçant des fonctions de haute responsabilité dans le secteur public comme privé ;
- la promotion de l’égalité homme/ femme dans tous les secteurs d’activité ;
- la référence à des valeurs fondamentales d’humanisme, de dialogue, d’ouverture européenne, ou encore de protection de l’environnement ;
- le soutien à des projets politiques portés par des partis incarnant au mieux ces valeurs ;


Femmes, Débat et Société (FDS) est une association créée en France en 2000 qui rassemble, au niveau national et au sein de clubs régionaux, des femmes, exerçant des responsabilités dans le secteur privé, public ou associatif, à l'échelle régionale, nationale ou internationale, et qui s'engagent dans le débat public. Persuadée que le regard féminin apporte une vision différente mais complémentaire à celui des hommes, FDS contribue depuis 18 ans à la réflexion et à l'action menées sur l’Europe, le développement durable, l'égalité entre les hommes et les femmes, les grands sujets de société comme les sujets d‘actualité et à l'enrichissement du débat public en sensibilisant les décideurs à son approche des grands défis posés à la société moderne.

En résumé, l'originalité de ce club de réflexion ou Think Tank est triple : 

• faire valoir un regard féminin sur les grands problèmes de société
• développer une culture du débat dans le respect des sensibilités de chacune.
• favoriser la promotion des femmes dans les lieux de gouvernance publics ou privés


Mais au-delà de ces objectifs ambitieux, la grande force de FDS réside dans la qualité humaine du réseau de femmes qui s’est constitué au fil des années, la richesse des échanges qui se nouent entre les membres de l’Association, basés sur la diversité des expériences et des parcours de chacune mais aussi sur des sensibilités et des approches complémentaires qui permettent à toutes de se sentir intégrées dans un réseau de femmes solidaires engagées dans le débat public.

Nombreuses sont celles qui estiment nécessaire aujourd’hui d’approfondir cet engagement collectif en favorisant davantage encore le développement de notre Association qui pour continuer d’exister en tant que force de proposition au service de la promotion des femmes dans tous les domaines de la vie économique, culturelle, sociale et politique, doit sans cesse se renouveler dans ses méthodes et ses actions pour toucher le plus grand nombre de participantes. Au cours de ces 18 dernières années, la société a fortement évolué et l’un des enjeux pour FDS est de s’adapter à ces mutations, voire de les anticiper.

Pour que notre belle Association continue à vivre et à se renforcer, y compris dans sa dimension internationale, en lien avec tous les réseaux, associations et acteurs qui, au fil du temps, ont noué de solides partenariats avec FDS, il nous faut attirer de nouvelles adhérentes, engagées dans la vie active et désireuses de s’investir à nos côtés.

Or, il n’a échappé à personne que l’année 2017 a été le témoin d’un bouleversement politique majeur, dont on ne mesure sans doute pas encore toutes les conséquences : les références aux seuls partis de « notre » famille politique ont perdu (provisoirement ?) de leur pertinence au regard d’une société civile largement éloignée des anciens clivages. Au moment-même où certains de nos parrains prestigieux s’éloignent de leur ancien parti, où d’autres abandonnent la vie politique, ou rejoignent la nouvelle majorité, il est temps de clarifier non pas nos valeurs fondamentales, telles qu’elles viennent d’être rappelées, mais les priorités que nous souhaitons réaffirmer sur les grands enjeux de société qui nous engagent à la réflexion, sans aucun ostracisme à l’égard de celles qui partagent ces mêmes valeurs mais qui peuvent ne pas se reconnaître dans une approche par trop politicienne.

C’est la raison pour laquelle nous proposons au conseil d’administration d’examiner, dans un premier temps, lors d’une séance exceptionnelle, l’opportunité d’une évolution de la communication de FDS sur les points suivants :

- le positionnement politique de FDS et en particulier le maintien ou non
de la référence à un Think Tank des femmes de droite et du centre
- la visibilité que l’on souhaite donner aux débats et prises de position de
l’Association ? Quels types d’engagement souhaitons-nous promouvoir?
- la nécessité de faire évoluer la Charte d’engagement des membres et
sur quels points ?
- les thématiques prioritaires sur lesquelles FDS doit se positionner : les
champs sont nombreux et faute de temps et de disponibilité des
membres, ne sont pas tous investis avec la même intensité ; d’où l’idée de
dégager selon les sujets d’actualité, des priorités (exemple de l’action
franco-tunisienne) ;
- les modes de communication sur notre activité : comment mieux
associer les membres et notamment les nouvelles adhérentes ?


Charte d’engagement des membres de l’association FDS

Née en 2000, l'association Femmes, Débat et Société (FDS) est composée de femmes de tous âges, exerçant des responsabilités à un haut niveau national ou international, dans quelque domaine que ce soit, économique, social, privé ou public, associatif, etc. Sans nécessairement être affiliées à un mouvement politique, toutes affichent le souci de participer à la réflexion et à l'action pour l'avenir de notre société.

L'association s'est fixée comme objectifs dans ses statuts de débattre de sujets de société et de promouvoir les femmes dans tous les domaines de la vie sociale, économique, culturelle et politique.

Elle considère que l'atteinte de ces objectifs doit être associée au respect de principes et d'engagements qui, sans viser l'exhaustivité, lui semble essentiels, notamment en politique. La qualité de membre de l'association impose le respect de cette Charte.

Ainsi, chaque membre de FDS accepte de s'engager sur quelques principes fondant l'identité de l'association et ses modalités d'action, mais aussi fondant les règles et les principes éthiques de chacune des membres ainsi que son comportement dans le débat public.

I Principes de comportement :

C'est-à-dire les valeurs fondamentales qui unissent nos membres : l'engagement dans notre association, le respect des personnes, l'intégrité, la loyauté et la solidarité.

L'identité et la cohésion de FDS reposent sur des valeurs universelles : 

• la loyauté, l'intégrité et le respect de l'autre qui exclut toute attitude ou expression à connotation discriminatoire, qu'elle soit d'ordre social, culturel, philosophique, religieux ou raciste, qu'elle s'exprime sous forme autoritaire, allusive ou ironique ;
la solidarité, ce qui sous-entend un réseau de femmes, une entraide entre membres dans un esprit de discrétion et d'amitié ;
le pragmatisme, l'ouverture d'esprit et la liberté de parole ;
l'esprit gagnant, au bénéfice de l'association, en tout premier lieu ;
la participation active, la ponctualité, l'exigence déontologique procédant également du respect de l'autre ;
Etre à jour de sa cotisation est un témoignage du souci du bon fonctionnement, de même pour toute action demandant une participation financière.

II Principes d'action :

Les principes d'action qui régissent l'activité des membres dans leur engagement concourent à la mise en œuvre d'un développement responsable et durable, en cohérence avec la stratégie de long terme menée par FDS.
Ces principes sont :

la transmission des valeurs d'égalité et de parité ;
• la défense de l'Etat de droit ;
• la reconnaissance et l'affirmation d'un libéralisme maîtrisé pour permettre à chacun de choisir son mode de vie ;
• le respect de l'environnement ;
• l'esprit civique ;
• l'esprit européen.

Ces principes ne visent pas l'exhaustivité mais l'essentiel. L'application de ces principes est une condition d'appartenance à FDS.

La commission de déontologie de FDS a pour mission de veiller au respect des principes énumérés dans la charte.

facebook twitter google plus imprimer

22 mai 2018 : FDS reçoit Isabelle HUDON, Ambassadrice du Canada en France, dans le cadre de ses déjeuers mensuels

Le 22 mai 2018, l’Association Femmes Débat Société accueillait Isabelle HUDON, Ambassadrice du Canada en France.

            Catherine DUMAS, Sénatrice et Présidente de l’Association la présente brièvement à son invitée avant de lui donner la parole.  L’Association Femmes Débat Société réunit des femmes en position de responsabilité dans divers secteurs, femmes qui  ont en commun des opinions européennes, libérales ainsi qu’une volonté de participer aux débats publics.  En témoignent en particulier la participation de l’Association à la COP 21, l’accueil des candidats à la récente élection présidentielle et le partenariat avec Tunisiennes Fières dont la Présidente Donia KAOUACH siège au Conseil d’Administration de Femmes Débat Société.

            Christine de METZ rappelle ensuite les étapes de la carrière de l’Ambasadrice Isabelle HUDON, première femme à représenter son pays en France.  Dotée d’une personnalité exceptionnelle, Isabelle HUDON a suivi un parcours atypique.  Elle a commencé sa carrière professionnelle en politique fédérale dans différents ministères, tel celui de la ministre responsable de l’Agence canadienne de développement international, avant d’occuper des postes stratégiques dans le secteur privé chez Bell Solutions globales, à l’Agence spatiale canadienne (ASC), chez Bombardier Aéronautique et à BCE Média.  Vice-Présidente de la Chambre de Commerce du Montréal métropolitain, elle en devient Présidente en 2005 et siège dans de nombreux conseils d’administration avant de devenir Présidente de la Financière Sun Life au Québec en 2010.  En septembre 2017, Justin TRUDEAU  la nomme Ambassadrice du Canada en France.  Récipiendaire en 2005 du Canada’s Top 40 under 40 (les 40 Canadiens les plus performants de moins de 40 ans), elle figure en 2006 parmi les 100 femmes les plus influentes du Canada reconnues par Canada’s Most Powerful Women : Top 100.

            Isabelle HUDON complète à son tour cette présentation en évoquant des aspects plus personnels : l’influence d’un père élu au niveau fédéral et celle d’une mère qui a su transmettre des racines et des valeurs.  Et puis sa propre personnalité, qui l’a conduite à éviter un parcours académique au profit de contacts immédiats avec le terrain.  Il faut dire qu’elle s’avoue impatiente.  Clin d’œil du destin : ses performances lui ont ultérieurement mérité le diplôme de Docteur Honoris Causa de l’Université Concordia pour la plus grande joie de ses parents…  En raison de son caractère direct et de son absence d’expérience diplomatique, ses amis se sont inquiétés lors de sa nomination d’Ambassadrice, de l’accueil que lui réserveraient les Français …

            Dans cette nouvelle mission, elle s’est assignée trois priorités :

-          La promotion du CETA ou traité de libre échange entre l’Union Européenne et le Canada adopté par Bruxelles en février 2017. Or, il suscite bien des réticences, alors qu’il doit être ratifié par les Parlements de chacun des membres de l’Union d’ici un an.  Il s’agit pour elle de lever ces réticences à force d’explications, de pédagogie et de lobbying.  Le Canada est en effet soucieux de multiplier ses marchés afin d’alléger sa dépendance du marché américain.

-          Le développement de la coopération culturelle, en particulier dans les arts numériques. Or, il est à craindre que les gouvernements des Etats attachent plus d’importance aux échanges économiques qu’aux partenariats culturels. 

-          La cause des femmes, sujet qui lui tient particulièrement à cœur, car il incombe à  celles qui ont réussi de donner en retour à celles qui sont victimes de plafonds de verre, de préjugés sociaux ou de carences éducatives.

La tâche est multiforme en raison des conditions très différentes qui règnent dans les pays du globe.  Quoi de commun entre l’illettrisme féminin dans des régions où règne l’insécurité et les préjugés qui limitent la carrière des sur-diplômées ? 

Un point important à noter : ces préjugés ne tiennent pas uniquement au « machisme ».  Ils existent chez les femmes elles-mêmes : ce n’est pas d’ambition mais de confiance qu’elles manquent en souffrant le plus souvent du syndrome de l’imposteur.  Autrement dit, elles se jugent insuffisamment qualifiées, hésitent à profiter des occasions, craignent de ne pas être à la hauteur, de s’exposer à la critique de leur entourage, etc …Au total, trop nombreuses sont celles qui attendent que le fruit leur tombe dans les mains et qui manquent de la détermination suffisante pour réaliser leurs ambitions.

En ce qui la concerne, Isabelle HUDON a « secoué le pommier ».  Lorsqu’elle a vu son compagnon intégrer l’INSEAD, elle a voulu en faire autant.

Pour faire bouger les choses, elle a adopté des mesures concrètes :

. un geste par jour sous le signe de la solidarité et sous forme d’un conseil, d’un encouragement, d’un appui.  Avoir sur soi en permanence une liste de candidates permet de les faire profiter d’une opportunité, veiller à leur participation en réunion en leur accordant une place visible, en leur évitant les interruptions lorsqu’elles interviennent, etc …

. la création de l’organisme L’Effet A, A comme Ambition.  Ce mouvement vise à promouvoir les initiatives féminines, à les aider à réaliser ce qu’elles ambitionnent.  A ce jour, un millier d’entre elles ont reçu un diplôme attestant de leur réussite.

. A un autre niveau, elle co-préside avec Melinda GATES le comité consultatif pour l’égalité des sexes au G 7 qui doit se réunir en juin prochain au Canada.  Elle y présentera un rapport aux sept pays membres et  préconise la constitution d’un tel comité non gouvernemental au sein de chaque pays.

            Aux femmes décidées à réaliser leurs ambitions, Isabelle HUDON ne cache pas les remises en cause à opérer.  Il leur faut accepter :

-          De modifier leur emploi du temps

-          De vivre une certaine solitude dans leur projet.

-          De renoncer à un idéal de perfection, car ce n’est plus la perfection qu’il leur faut rechercher, mais l’excellence dans la réussite.

A chacune de choisir ce qu’est pour elle l’équation du bonheur et d’aller au bout de ses choix.  Rien ne bougera si les femmes ne se battent pas.

A l’issue de cet entretien, ponctué d’échanges avec l’assistance, Catherine DUMAS remercie chaleureusement Isabelle HUDON qui a montré l’importance du geste quotidien et en soulignant les liens très forts qu’elle a su établir avec les membres de l’Association qui partagent avec elle le souci de servir leur pays. 

 

facebook twitter google plus imprimer

13 mars 2018 : FDS reçoit Marie MERCIER, Sénatrice de Saône et Loire, auteur du rapport "Protéger les mineurs victimes d'infractions sexuelles"

Avant de donner la parole à son invitée, la Présidente Catherine DUMAS dit un mot des rendez-vous et activités à venir de l’Association. 

Le prochain Conseil d’Administration se tiendra au restaurant le Bourbon et se consacrera à la présentation des valeurs de l’Association.

Le 10 avril, c’est autour d’une personnalité du monde judiciaire que se tiendra un apéritif au restaurant La Maison Blanche, avenue Montaigne.

Le 25 juin, aura lieu l’Assemblée Générale à l’issue de laquelle l’Association recevra Michel BARNIER. Commissaire Européen.  Femmes Débat Société sera heureuse d’y retrouver sa Présidente d’Honneur : Françoise VILAIN récemment victime d’ennuis de santé.

            Vient ensuite le moment de présenter Marie MERCIER, Médecin, Sénatrice et, à ce titre,  collègue de la Présidente de l’Association : Catherine DUMAS.  Elles ont toutes les deux en commun le souci d’éviter de transformer la politique en conflit permanent.  Sans pour autant renier leurs idées, elles s’attachent à mener leur combat de façon apaisée.

            C’est de la Protection des mineurs victimes d’infractions sexuelles que Marie MERCIER vient parler, sujet dont elle a été le Rapporteur auprès du Groupe LR du Sénat.  Il s’agit d’une réalité mal connue  autour de laquelle règne une certaine omerta pour les raisons que va exposer Marie MERCIER.  L’orateur prend soin d’avertir l’Association que l’on ne sort pas indemne de l’étude d’un tel sujet.  Elle l’a menée avec sept collègues au moyen de quatre déplacements, de rencontres avec cent vingt personnalités et de quatre cent trente deux contributions sur site.

            On ne dispose pas de chiffres précis sur sur les violences faites aux enfants, mais on estime les victimes à 20% d’une classe d’âge, cela alors que l’on dispose d’un arsenal législatif complet sur le sujet.  La loi précise trois types d’infractions : l’atteinte sexuelle qui se « limite » à des bisous donnés à des enfant par des adultes, l’agression sexuelle et le viol qui suppose une pénétration (souvent difficile à identifier).

            L’enquête qu’ a menée l’orateur révèle que les violences intra-familiales touchent tous les milieux.  Elles remontent loin dans le temps : le premier code juridique connu réprimant le viol et l’inceste remonte à 692 avant J.C.  Il a été édicté par un roi de Babylone.

            L’importance de l’éducation  en la matière saute aux yeux d’emblée : éducation indispensable dans le  couple mère-enfant, indispensable aussi dans les rapports père-bébé.  S’y ajoute le rôle du net : un enfant sur deux de moins de 10 ans a consulté un site pornographique.  Alors, les jeunes cherchent à  reproduire les jeux des acteurs.  L’accès aux réseaux sociaux fournit des photos de sexes, de seins. Or,  il ne faut que 20 minutes à un prédateur pour remonter à la personne photographiée et ce sans que les parents puissent s’en douter.  La pédo-pornographie montre qu’aucune bête ne ferait à ses petits ce que montrent ces photos.  Les pédo-pornos sont des collectionneurs d’images que l’on ne sait pas déceler.  Le voyeur de films pédo-pornos, lui,  ne voit pas le problème.  Or, pour accéder à ces représentations, il faut une éducation informatique particulière et c’est un  domaine où excellent les jeunes.  Comme de tels sites sont le plus souvent étrangers, la loi française ne peut s’y appliquer.

Il est, donc, essentiel que des Associations interviennent dès les classes primaires  pour parler de ce qui se fait et de ce qui ne se fait pas, du respect du corps, de la dignité humaine.  On a constaté que dès le CE 2, des enfants pratiquent la fellation.  Il faut le courage de poser des interdits, il faut en parler.

            C’est souvent dans des couples en souffrance que l’enfant est instrumentalisé.  Or, un enfant ne parle jamais dans sa souffrance : il dit ce que son père et sa mère lui ont dit de dire.  La victime porte sa souffrance à perpétuité et, pour survivre, elle met en place une « béquille » en enfermant sa souffrance dans le silence pour l’occulter jusqu’à ce qu’un événement survienne dans sa propre vie, par exemple une procréation, et la fasse exploser. 

            De ce fait, il est indispensable de prolonger le délai de prescription, indispensable aussi de ne pas enfermer la victime dans son statut de victime.  Indispensable enfin de mettre en faute l’auteur de l’agression en introduisant une présomption de contrainte en cas de différence d’âge ou de manque de discernement, car le manque de discernement n’a pas d’âge.

            Marie MERCIER se prête ensuite à des échanges qui ont porté essentiellement sur les points suivants :

  • · Les violences faites aux enfants se produisent souvent dans le cadre de violences conjugales. A femmes battues, enfant battus.  Dans la Région Ile de France, se trouve une forte demande de formation des éducateurs dans les écoles.
  • · On sous-estime la dimension du phénomène. L’éducation est la base d’une prise de conscience.
  • · En 2017, 8497 plaintes ont été enregistrées. Elles concernaient essentiellement des faits accomplis par des mineurs sur des mineurs.  Il faut mettre un seuil à l’âge de 18 ans.  A noter toutefois qu’un seuil d’âge est difficile à fixer.  Ce seuil varie d’un pays à l’autre.  Il convient aussi de caractériser les circonstances : y a-t-il eu ou non violence ?
  • · La justice française manque de moyens : c’est la raison pour laquelle les juges « correctionnalisent » les plaintes : en correctionnelle, les plaintes sont jugées plus rapidement, alors qu’autrement le délai entre le dépôt de la plainte et le jugement en cour d’Assises peut s’allonger jusqu’à sept ans. De plus, les jurys d’assises se composent  d’une part de magistrats, d’autre part  de simples citoyens qui ont du mal à rester concentrés une journée entière sur un procès et qui, par ailleurs, ne sont pas rémunérés.
  • · Une formation pourrait être appliquée aux parents et des sanctions prévues pour non-dénonciation des faits constatés.
  • · L’orateur insiste à nouveau sur le fait que tout est dans la loi, mais que cette loi reste mal connue.
  • · Les victimes subissent un stress post-traumatique. Le cerveau met en place un déni qui enferme le trauma au placard.  Or, les barrières mises en place pour permettre de vivre vont sauter dans telle ou telle circonstance : accouchement, retour sur certains lieux.  Si la personne est écoutée ou bien si elle écrit, l’oubli peut arriver une fois qu’elle s’est exprimée.

En guise de conclusion, si l’orateur se montre pessimiste sur la mise en place d’une présomption de contrainte que le gouvernement ne retient pas, elle définit son objectif : recoudre l’humanité pour chacun.

      La Présidente Catherine DUMAS remercie chaleureusement son invitée en insistant sur l’importance de la notion de respect de l’autre.

Pour plus de précisions, voir le rapport d’information N° 289 fait pat Marie MERCIER et publié par le Sénat, Commission des Lois. : https://www.senat.fr/rap/r17-289/r17-2891.pdf

facebook twitter google plus imprimer

6 février 2018 : FDS reçoit Nicole AMELINE, Experte à l'ONU, Ancienne Ministre

Laure Darcos a accueilli Nicole Ameline, Présidente du CEDAW (Comité de lutte contre les discriminations faites aux femmes au sein de l’Organisation des Nations unies), en l’absence de Catherine Dumas retenu par le Président du Sénat.

Florence Kersus, membre du CA de FDS a présenté rapidement le parcours de Nicole Ameline qui s’est toujours beaucoup investie dans FDS et qui a été successivement parlementaire, Ministre de l’égalité H/F, puis experte à l’ONU.

Femme d’engagement et de conviction, sur le terrain politique nationale comme dans le Calvados, jusqu’à NYC et au Caire, elle a toujours et continue à être une militante des droits des femmes, humaniste, et figure dans le dictionnaire des féministes.

 

Après avoir rappelé qu’elle avait vu la « famille » FDS se fonder, Nicole Ameline, a brossé un panorama des enjeux d’aujourd’hui pour lesquels une association comme FDS peut jouer un rôle majeur. 

Face aux nouveaux défis, il est indispensable d’œuvrer pour la consolidation des valeurs irréductibles de l’humain. Certaines forces prônent le retour au nationalisme, le droit international n’est plus sacré et on doit constater que les progrès qui ont été faits ne sont plus garantis. Il faut se mobiliser en faveur des droits fondamentaux. Les sujets comme l’IA, les changements du climat appellent la mise en place d’une régulation, d’un cadre éthique et dans ce cadre la préservation des droits des femmes. L’enjeu, c’est la préservation ou l’instauration de leurs capacités à décider et à choisir leur avenir. Selon elle, il ne faut plus agir pour les femmes mais Avec les femmes.

 

L’enjeu développement durable qui est le nouvel agenda universel du monde est indissociable des enjeux d’égalité H/F. Elle ne laissera rien passé aux NU car selon elle il n’y a pas de développement durable sans égalité des sexes. C’est un combat politique qui se passe via ce qu’elle appelle l’empowerment.

Il faut continuer et gagner le combat politique car il y a de plus en plus d’influenceurs qui ne partagent pas forcément nos valeurs.

 

La France n’est pas toujours exemplaire en matière de respects des droits de l’homme et c’est dommage car cela nous affaiblit alors même que nous sommes les dépositaires d’un patrimoine culturel sur les droits des femmes qui date de l’esprits des lumières.

La France a ainsi plusieurs responsabilités : il faut qu’elle respecte les règles internationales car l’exemplarité est essentielle ; elle porte un symbole d’un espoir pour les femmes dans le monde entier ; elle a un rôle de solidarité.

Elle a évoqué le succès d’un projet développé en Égypte sur la diffusion de la culture d’égalité professionnelle qui permet à des femmes de progresser au sein de grands groupes.

Elle a insisté sur la nécessité de militer en faveur de la formation numérique pour les femmes.

Enfin dans le respect de l’égalité républicaine il faut rester vigilant car il y a des femmes dont les droits régressent dans certains quartiers, notamment par l’instrumentalisation de la religion.

Elle rêve ainsi d’un monde ou l’égalité est un élément de paix avant même d’être un élément de justice sociale. Selon elle, si l’égalité des droits des femmes est un facteur de paix dans le monde, nous n’aurons pas perdu notre temps.

 

Chacune d’entre nous peut être une ambassadrice à travers des projets et une prise de conscience. Cela crée une force inouïe d’aller sur place et de témoigner pour les femmes dans de pays moins favorisés sur le plan des droits .

Elle considère que le Tour de France de l’égalité qui vient d’être lancé par le PM peut être utile et que les jeunes peuvent y être sensibles.

Sur l’emploi, il faut profiter de tout ce qui existe sur l’organisation du travail pour faire en sorte que les femmes ne renoncent pas à travailler et toute initiative est la bienvenue. Les femmes doivent aussi changer de mentalité. Il faut arrêter de demander, il faut prendre. C’est aux femmes d’imaginer ce nouveau monde.

Enfin, sur le plan des progrès qui peuvent être constaté dans certains pays, il faut que les progrès soient sur tous les plans, pas seulement l’autonomie dans le travail ou les déplacements, mais aussi la place de la femme dans la famille ou la société en général. Combien de femmes dans le monde ne se sentent en réalité pas encore libre, libres de penser et de choisir ?

 

Un des grands combats qui reste à mener est celui contre l’impunité. L’accès à la justice n’est pas toujours garanti. Pourtant, nombreux sont les pays musulmans qui ont ratifié la convention de lutte contre les discriminations faites aux femmes.

Le rôle que peuvent jouer les organisations internationales est essentiel. Quelqu’un comme Christine Lagarde peut changer la donne.

 

Le CEDAW est ainsi un gardien et a des pouvoirs de sanctions. On peut aussi donner de la visibilité aux manquements qu’il constate. En termes d’image cela a beaucoup d’impact.

Cela reste compliqué car certains trouvent excessifs les 2% de budget des NU consacrés aux droits de l’homme. Pourtant il faut être conscient qu’on a vécu sur le parapluie du droit international donc il faut vraiment veiller à ne pas l’affaiblir.

Concernant l’accueil des migrants elle n’est pas heureuse de la situation. La France n’a pas été exemplaire.

La France est à un tournant et elle doit choisir d’être forte en Europe pour que celle-ci devienne un acteur global et qu’elle ne reste pas un marché uniquement économique, tourné vers lui-même

facebook twitter google plus imprimer

2ème édition de l'Université d'Automne des Femmes tunisiennes et françaises

 

 FS10948

2Eme édition de l’UNIVERSITE D’AUTOMNE DES FEMMES TUNISIENNES ET FRANCAISES

LA REUSSITE AU FEMININ, FRANCAISES ET TUNISIENNES AU CŒUR DU CHANGEMENT

 

Le jeudi 7 décembre 2017, le Palais du Sénat à Paris a accueilli une importante délégation de femmes tunisiennes entourées des membres de Femmes, Débat et Société ainsi que de leurs invités.

 

Placée sous le haut patronage de Gérard LARCHER, Président du Sénat, cette 2ème édition de l’Université d’Automne des Femmes Tunisiennes et Françaises a mobilisé de nombreuses personnalités, députés et sénateurs dont les interventions ont contribué au succès de cette manifestation. Pour n’en citer que quelques-uns : Jean-Pierre RAFFARIN, Ancien Premier Ministre, Jean-Pierre SUEUR, Sénateur du Loiret, Saida GARRACH, Porte-parole de la Présidence de la République Tunisienne, Olivier POIVRE D’ARVOR, Ambassadeur de France en Tunisie. Neziha LABIDI, Ministre Tunisienne de la Femme, de la Famille et de l’Enfance, ainsi que Nicole AMELINE, Présidente du Comité de lutte contre les discriminations faites aux femmes (CEDAW) de l’ONU et Ancienne Ministre de la Parié et de l’Egalité Professionnelle, y sont intervenues sur écran. Françoise VILAIN, Présidente d’Honneur de Femmes, Débat et Société a procédé à l’introduction de la séance.

 

Il y aura bientôt deux ans que Catherine DUMAS, Présidente de Femmes, Débat et Société, et son Conseil d’Administration à l’unanimité, ont décidé d’engager un partenariat avec Tunisiennes Fières, un think tank dédié à renforcer le pouvoir d’influence des femmes tunisiennes sur le plan national et international. Ainsi l’Association FDS en collaboration avec Donia KAOUACH, Présidente de Tunisiennes Fières, a organisé le 30 septembre 2016 à Tunis la 1ère Université d’automne des Femmes tunisiennes et françaises sur le thème « La réussite au féminin- les projets innovants ». Cette année, il incombait à l’Association FDS d’accueillir ses partenaires tunisiennes afin de poursuivre une collaboration fructueuse et pérenne.

 

Qui sont ces partenaires ? Ce sont des universitaires, artistes, chefs d’entreprise, journalistes, grands commis de l’Etat, artisanes qui se battent pour la démocratie et la liberté. Elles n’ont jamais cédé : ni face à l’horreur du terrorisme, ni sous les pressions de ceux qui voulaient les dessaisir de leur identité et de leurs droits. Elles sont le rempart contre les périls qui menacent l’avenir de la Tunisie, pays qui appartient à la Méditerranée et auquel son histoire et ses ancêtres ont légué une tradition d’ouverture, comme le rappelle Donia KAOUACH. Mais, pays fragile aussi, qui a accueilli un million et demi de Libyens, soit10% de sa population, et qui, malgré la pratique d’un Islam modéré, n’est pas exempt de composantes islamistes.

 

Autant de raisons pour admirer l’extraordinaire dynamisme manifesté par les femmes tunisiennes qui sont intervenues au cours des deux tables rondes qui ont suivi : la première portant sur « les femmes au cœur du numérique, pour l’emploi, l’entreprise, la vie politique et la communication », la seconde sur « les femmes, rempart contre la montée des intégrismes ».

 

Avec les interventions d’Asma ENNAIFER, Directrice des Relations Extérieures, de la RSE et de l’innovation d’Orange Tunisie, Lauréate en novembre 2017 du Prix spécial UTICA de l’innovation, de Hayet RAYS, Directrice Générale de Mindshare Tunisie et de Groupm, Lauréate du Prix Manager de l’année de la région MENA, membre exécutif de l’Union nationale des agences de publicité (Sapa), de Wala KASMI, Présidente de l’Association Youth Decides, élue Femme Digitale de l’année 2017, Lauréate du Prix de l’Innovation Sociale en 2016, de Myriam KHELIFI, Senior Manager au sein du département Conseil en Technologie de EY Tunisie, d’Isabelle BORDRY, Administratrice de Groupama, de la société Netgem et de la Réunion des Musées Nationaux, co-fondatrice de la start-up Regency et grâce à l’animation de Delphine BURGAUD, Consultante en communication et membre du Conseil d’Administration de FDS, on ne pouvait plus douter que le numérique est une révolution et non pas un simple outil.

 

Très frappant était le souci de ces femmes tunisiennes de diffuser leurs compétences en formant des jeunes, des citoyens dans des comités locaux, ou des professionnels. Elles tiennent à mettre leur réussite au service de la collectivité nationale.

 

Sihem KHEFI, Avocate, Universitaire et Vice-Présidente du Conseil International des Femmes Entrepreneurs (CIFE) animait la seconde Table Ronde : « Les Femmes, remparts contre la montée des intégrismes ». Maya KSOURI, avocate de formation et journaliste politique, deux fois élue meilleure chroniqueuse de Tunisie, souligne que les femmes tunisiennes, souvent prolétaires, ne sont pas toutes hostiles à l’intégrisme. De ce fait, les femmes qui considèrent, comme elle, que l’Islam modéré n’est qu’une invention se sentent bien seules. Ses positions sur les libertés individuelles et les droits de la femme lui valent des menaces qui justifient la protection que lui accorde le Ministère Tunisien de l’Intérieur. Arlette CHABOT, journaliste, animatrice de radio et de TV, auteur du livre-entretien avec le Président de la République Tunisienne, Béji Caid ESSEBSSI : « Tunisie, la démocratie en terre d’Islam. Plon », affirme qu’à réduire la liberté des femmes, on réduit celle des hommes. Pour elle, toutes les femmes doivent se battre. Si, en France, la laïcité garantit la liberté et la place des religions, l’Etat se montre tolérant vis-à-vis de pratiques insupportables dans les cités. Elle non plus ne croit pas à l’Islam modéré. Samia MAKTOUF, avocate spécialisée dans les affaires liées au terrorisme a écrit l’ouvrage : « Je défendrai la vie autant que vous prêchez la mort » publié chez Michel Lafon en 2017. Elle commente le procès d’Abdelkader Merah qui a mis en lumière les disfonctionnements de la démocratie tout autant que la dignité des familles des victimes. Bénédicte de KERPRIGENT, fondatrice et directrice de l’Institut des Hauts de Seine, a créé « l’école française des femmes dans les quartiers difficiles ». Ces écoles sont des laboratoires d’émancipation qui ont contribué à éloigner les dealers, à faire revenir les commerçants. Grâce à l’enseignement du français et à l’accompagnement professionnel, elles visent à former des femmes entrepreneurs. Sur les 2 000 femmes qui ont suivi cette formation, 60 % ont réussi. Hela OUARDI, écrivain et universitaire, est associée au laboratoire d’Etudes sur les Monothéismes du CNRS. Elle a écrit : « les derniers jours de Muhammad, Plon », ouvrage qui évoque les derniers jours du Prophète et les conflits à l’origine de la scission sunnites/chiites. Le livre est interdit dans plusieurs pays où les radicaux religieux le considèrent comme blasphématoire. Elle souligne la paresse qui nous empêche de nous pencher sur la connaissance de l’Islam qu’elle considère comme structurellement violent en matière politique. Depuis le coup d’état du premier califat, les manipulations politiques ont arraché l’Islam à l’histoire.

 

Au cours de cette table ronde, la netteté des positions des intervenantes, comme la qualité de leur engagement, ont éclairé bien des confusions et forcé l’admiration.

 

Intitulées « Regards croisés » deux communications, présentées par Monique ROUZEAU, membre du Conseil d’Administration de FDS, sont venues illustrer l’alliance franco-tunisienne. Sarah TOUMI, fondatrice d’ACCACIAS FOR ALL et membre du Conseil pour l’Afrique-Présidence Française, est née en France et a choisi de retourner en Tunisie pour s’engager auprès des malchanceux qui vivent dans les zones de sous-développement. Avec l’aide d’Orange, elle a contribué à la rénovation d’écoles, à l’installation de dispensaires et de bibliothèques. Elle-même, ainsi qu’Orange, n’a pas échappé aux menaces. Fidèle à la tradition agricole de sa famille, elle a entrepris de réduire le déficit hydrique de zones désertiques par la plantation d’accacias porteurs du maringa, un fruit porteur d’huile et de gomme. Première femme arabe de moins de 30 ans à être classée par Forbes des meilleurs entrepreneurs, elle a rejoint le Conseil Présidentiel pour l’Afrique d’Emmanuel Macron. De sa double culture franco-tunisienne, elle conclut que les deux pays partagent les mêmes valeurs : Liberté, Egalité, Fraternité. Yasmina BENGUIGUI, Présidente de l’Institut Robert Schuman pour l’Europe, Présidente de la fondation Energies pour l’Afrique, évoque de façon poignante l’urgence du combat pour les droits des femmes. Sa fonction de Ministre déléguée à la Francophonie auprès du Ministre des Affaires Etrangères dans le gouvernement Ayrault l’a amenée dans un camp de femmes en Afrique où elle a constaté que le viol concernait jusqu’à des fillettes âgées de 17 mois, que dans plusieurs pays africains francophones, les filles n’ont droit à l’école que jusqu’à l’âge de 10 ans, alors que les garçons y sont admis jusqu’à 16 ans. Elle considère que, sans combats, les droits des femmes sont voués à régresser.

 

Les institutions tunisiennes ne restent pas étrangères à l’émergence du rôle des femmes dans le pays. Aujourd’hui, la moitié des postes universitaires sont occupés par des femmes. Il en est de même dans le corps médical. La parité adoptée en 2011 au Parlement a permis que sa composition actuelle inclue des femmes à hauteur de 35%. Elles sont maintenant présentes dans tous les conseils élus, ont acquis le droit à tutelle sur leurs enfants, la possibilité d’épouser un non-musulman, etc … L’évolution est en route.

 

En témoignent les contributions à cette Université d’Automne de M. Abdelaziz RASSAA, Ambassadeur de Tunisie en France, de M. Ghazi GHERAIRI, Ambassadeur de Tunisie auprès de l’UNESCO, de ¨. Noureddine HAJJI, Directeur Général d’EY Tunisie.

 

La FONDATION SISLEY-D’ORNANO, créée en 2007 par Hubert et Isabelle d’Ornano, pour accompagner des actions de qualité, concrètes et efficaces en France et à l’international dans les domaines de la solidarité, de la santé, de l’éducation, de la culture et de l’environnement, s’est associée à Femmes, Débat et Société et à Tunisiennes Fières en décernant le Prix Entrepreneurs Tunisiennes Fières/ FDS/Fondation Sisley-d’Ornano à Emma MILADI, prix qui lui a été remis par Isabelle d’ORNANO.

 

La lauréate, Tunisienne âgée de 22 ans, esr élève-ingénieure en électro-mécanique orientée vers l’organisation et la gestion industrielle. Major de promotion à l’Ecole d’Ingénieurs ESPRIT, elle est porteuse du projet ECOLEC et Présidente d’ENACTUS CGEM visant à promouvoir le progrès sociétal à travers les actions entrepreneuriales. Le projet ECOLEC a pour objet l’implantation de panneaux photo-voltaïques dans les zones isolées tunisiennes et africaines, panneaux aptes à fournir électricité et eau filtrée. Doté de 10 000 Euros, le prix de la Fondation Sisley-d’Ornano contribuera au développement de ce projet.

 

Jean-Pierre RAFFARIN, Ancien Premier Ministre, clôture cette Université d’Automne en soulignant que nous vivons en France avec des droits acquis qui ne reculent pas. Or, on l’a vu, les droits des femmes peuvent reculer. La cause de la paix est ancrée dans les consciences féminines, consciences dont les succès se font à bas bruit. Nous ne réalisons pas suffisamment les difficultés et les défis tunisiens. Pourtant, on ne fera pas la paix sans développement ni en désespérant la jeunesse. Actuellement, le plus grand danger politique se situe à la frontière libyo-tunisienne.

 

A l’issue de la séance, SISLEY a permis aux membres de FDS et de Tunisiennes Fières de se retrouver en les accueillant dans ses locaux pour un cocktail amical.

 

=> Cliquez sur le lien suivant : Plaquette d'information du colloque

%MCEPASTEBIN%
facebook twitter google plus imprimer