Déjeuner FDS du mardi 2 décembre 2014 en présence de Salima Saa

Salima-SaaAgée de 43 ans, mère de famille, Salima Saa n’en est pas moins entrepreneur, animatrice d’associations, femme politique et enfin auteur. 

Femme d’entreprise : elle a créé une start-up Enviro 2B, avant de fonder un cabinet de conseil en communication environnementale, puis d’entrer dans le groupe Saur spécialisé dans la gestion de l’eau et des déchets. Elle est aujourd’hui Directrice Commerciale Déléguée chez Veolia.

Ses engagements associatifs l’ont conduite à la Présidence de l’Agence Nationale pour la Cohésion Sociale et l’Egalité des chances en 2011 et 2012, au Haut Conseil des Rapatriés dont elle est membre ainsi qu’au Haut Conseil à l’intégration..

Femme politique, elle est l’auteur d’un rapport au Ministre Laurent Wauquiez, rapport concernant essentiellement les jeunes filles, puis elle a été porte-parole adjointe de Nicolas Sarkozy lors de sa campagne 2012. Elle se retrouve aujourd’hui conseillère politique de l’UMP.

Auteur, elle vient de publier « Le changement, c’est pour quand ? » aux éditions du Cherche-Midi.

Un parcours aussi complet la qualifie particulièrement pour traiter la question de l’insertion féminine en entreprise comme en politique. Elle est d’autant plus incitée à le faire qu’elle est issue de familles de harkis qu a su parfaitement s’insérer. Elle partage les valeurs de la droite et du centre, celles-là même qui sont celles de Femmes Débat Société.

D’entrée de jeu, elle pose trois principes à son action en faveur de la promotion féminine. Cette dernière ne se fera qu’avec les hommes et qu’en groupe de façon solidaire. Elle ne pourra aboutir que par la loi. Qui dit loi dit quotas que Salima Saa envisage comme temporaires, le temps d’insérer les femmes de façon courante dans les domaines trop souvent réservés aux hommes, autrement dit les entreprises et le monde politique. En effet, qui ne peut s’étonner de constater le très petit nombre de femmes présentes dans les Comités Exécutifs ou les Comités de direction des grandes entreprises françaises ? Combien d’élues parmi les maires, pour ne rien dire des instances législatives ?

Pour y remédier, Salima Saa préconise la détection des talents féminins en amont des élections afin d’éviter les bouche-trous de dernière minute qui font appel à des femmes auxquelles ne sont attribuées que des fonctions réputées féminines dans le social ou la communication.

Il reste d’autres obstacles à surmonter pour y parvenir : l’éducation des garçons pour les habituer de bonne heure à la promotion de responsables féminines, ainsi que l’auto-censure que s’infligent les femmes à elles-mêmes. Cette auto-censure ou dévalorisation personnelle est particulièrement sensible dans les quartiers où les jeunes filles manquent de modèles de réussites féminines auxquels s’identifier. Dans ces quartiers difficiles, la situation des femmes n’a cessé de se dégrader depuis plusieurs années. On y trouve des mères célibataires astreintes à des horaires fractionnés, des jeunes filles retirées de la scolarité par leurs familles dès la fin de la période obligatoire, parfois dès l’âge de 14 ans. On les retrouve le plus souvent voilées : pourquoi ? Pour être mariables…..Jugé décadent par ces populations, le modèle familial occidental se trouve rejeté au profit du modèle familial arabe qui considère comme en échec celles qui ne s’y conforment pas.

La jalousie des garçons vis-à-vis de la réussite féminine n’est pas étrangère à cet ostracisme. En effet, les garçons de ces communautés n’ont guère d’autre choix que de devenir dealers ou familiers de la mosquée. Ainsi, la soumission des femmes aboutit à l’auto-censure qui les prive des rêves, courants à l’adolescence, d’une vie conforme à leurs aspirations.

Les engagements associatifs de Salima Saa visent à émanciper les jeunes filles de ces préjugés, à leur ouvrir d’autres perspectives que celles de devenir caissières ou hôtesses de supermarchés et à leur éviter la tentation du djihad. Pour cela, elle a noué des partenariats aussi bien avec des proviseurs de lycées qu’avec des entreprises afin de proposer des programmes complémentaires de formation en langues et management allant jusqu’à Bac + 2.

Alors que le Front National s’implante depuis 15 ans dans les quartiers, Salima Saa appelle les partis de droite à s’y investir en renouvelant leurs habituelles propositions, telles que des activités associatives, qui n’intéressent plus les jeunes d’aujourd’hui. Plus encore, elle appelle les autorités des diverses religions à se faire entendre pour donner un sens à des vies trop souvent privées de perspectives. Féminisme, solidarité, accompagnement, collaboration tels sont les moyens qu’il est urgent d’oser.

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Monique RONZEAU

Présidente de FDS et du conseil d'administration

 

Monique Ronzeau

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