La réussite au féminin : université d'automne des femmes tunisiennes et françaises - 30 septembre 2016

 

La femme tunisienne n’a cessé depuis 2011 d’occuper une place centrale dans la mise en place du processus démocratique en Tunisie et dans l’institution du nouveau cadre de réflexion qui l’a accompagné, cette Université sera l’occasion de rencontrer toutes celles qui ont œuvré à cette mutation profonde du pays.

Première initiative du genre dans le monde arabe, l’Université d’automne des femmes tunisiennes et françaises, explique comment lever les limites sociétales, renforcer le statut de la femme et son pouvoir d’influence, fédérer des projets novateurs à haute valeur ajoutée, élever le niveau de conscience et partager des expériences communes aux femmes des deux pays .

 

invitation FDS

 

PROGRAMME DE L’UNIVERSITE D’AUTOMNE DES FEMMES TUNISIENNES ET FRANCAISES

Ø 9H à 9H30 : Ouverture des travaux

  •  Youssef Chahed, premier ministre de la Tunisie
  • Jean-Pierre Raffarin, ancien Premier ministre de la République française, président de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées du Sénat
  • Catherine Dumas, ancienne sénatrice de Paris, conseillère de Paris, conseillère régionale, présidente FDS
  • Donia Kaouach, présidente de Tunisiennes Fières, chef d’entreprise

Ø 9H30 à 11h : Droits des femmes, éducation et actions citoyennes,

quels dispositifs ont fait leurs preuves ?

  • Nathalie Loiseau, directrice de l’ENA
  • Manon Laporte, conseillère régionale, présidente de la commission des sports
  • Bochra Belhadj, députée, avocate, fondatrice de l’association des Femmes Tunisiennes Démocrates
  •  Wala Kasmi, présidente de l’association de YouthDecides, prix de l’innovation sociale 2016 pour le projet « We Code » (inclusion économique des jeunes)
  • Faouzia Charfi,  Ancienne Secrétaire d'Etat à l'Enseignement supérieur, Membre fondateur du Pôle démocratique moderniste

Ø 11h à 12H30 : Entreprenariat au féminin,

Comment être un leader efficace dans un monde d’hommes ?

  • Gabrielle Gauthey, directrice des investissements et du développement local à la Caisse des Dépôts
  • Françoise Malrieu, administrateur de sociétés
  • Sylvie Charles, directrice du Fret SNCF
  • Sophie Hachicha, ancienne directrice de la banque d’investissement Swicorp, fondatrice du fond d’investissement dédié au tourisme
  • Chiara Corazza, Directeur de Paris Ile de France CAPITALE ECONOMIQUE
  • Sarah Toumi, fondatrice du projet Accacia for All (regroupement en coopérative des femmes de la région rurale BirSalah), (classement Forbes 2016)
  • Asma Ben Hamida, co-fondatrice d’ENDA inter-arabe (institution pionnière de micro-crédit en Tunisie)
  • Hafidha Khadraoui, Présidente de l'association de Formation et Emploi des femmes en mileiu rural, membre fondateur de la Fondation el Kef

Déjeuner présidé par Neziha Labidi, Ministre de la Femme de la Famille et de l'Enfance

Ø 14h30 à 16h : Métiers d’arts, Culture et Design,

comment ont-ils transformé la place des femmes dans la société ?

  • Florence Berthout, maire du 5ème Paris, présidente du FRAC
  • Frédérique Dumas, conseillère régionale, présidente de la commission culture et productrice de cinéma
  • Poupie Cadolle, présidente de la maison Alice Cadolle
  • Olfa Rambourg, présidente de la fondation Olfa Rambourg pour l’art et la culture
  • Nawel Skandrani, danseuse à carrière internationale
  • Héla Ammar, artiste visuelle photographe, co-auteur de la première enquête sur les couloirs de la mort en Tunisie et de l’exposition photo en milieu carcéral
  • Anissa Daouad, actrice, auteure et productrice

Ø 16h à 17h30 : Politique, parité et partage d’expériences, et si on passait à l’action?

  • Brigitte Kuster, maire du 17ème Paris, conseillère régionale
  • Ann-Katrin Jégo, conseillère de Paris
  • Alexandra Dublanche, conseillère régionale, chef d’entreprise
  • Basma Soudani, co-fondatrice et présidente de la ligue des femmes électrices tunisiennes
  • Amira Yahyaoui, fondatrice de l’ONG Al Bawsala (la boussole)
  • Basma Soudani, co-fondatrice et Présidente de la Ligue des Electrices Tunisiennes (LET)

Ø 17h30 : Conclusion

  • Donia Kaouach, présidente de Tunisiennes Fières, chef d’entreprise
  • Catherine Dumas, ancienne Sénatrice de Paris, conseillère de Paris, conseillère régionale, présidente FDS

Ø 17h45 : Clôture des travaux par Selma Elloumi Rékik, Ministre du Tourisme et de l'Artisannat

Ø Diner de gala à l’Ambassade de France

 

 

 

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7 juin 2016 : FDS reçoit Jean-Christophe Lagarde, Président de l'UDI, Député de Seine Saint-Denis

Lagarde photo profil croppedA l’attention de son invité, la Présidente de Femmes Débat Société, Catherine DUMAS, rappelle brièvement les activités de l’Association : un réseau d’entraide et d’amitié entre des femmes de droite et du centre visant à la promotion des femmes dans les lieux de gouvernance. Le 30 septembre, se tiendra un Forum Franco-Tunisien, première université de femmes, afin de contribuer à la promotion féminine en Tunisie, par un partage d’expérience et une mise en place de partenariat.

Après un bref rappel du parcours politique de Jean-Christophe Lagarde. Laure DARCOS note qu’il fut un des rares UDF à voter contre le referendum européen en 2005 et souligne ses positions atypiques, parmi son propre camp, sur la légalisation du cannabis, le mariage pour tous, son opposition à la loi sur les signes religieux en 2004 puis l’interroge sur le gouvernement actuel et les positions de sa famille politique

D’entrée de jeu, Jean Christophe Lagarde fait un constat sans concession sur la situation du pays :

Il souligne l’état de délitement moral du pouvoir, l’absence de cap et de marge de manœuvre du gouvernement, qui ne dispose plus de majorité à l’assemblée. A titre d’exemple :

- la loi El khomri, sensée crée des emplois qui, vidée de sa substance, devient une loi sur le dialogue social.

-la négociation en cours sur le statut des cheminots, alors même que la situation de la Sncf (niveau de dette et état des infrastructures) constitue une véritable bombe à retardement.

-Les cadeaux inutiles faits aux étudiants.

Enfin, La nouvelle tactique du gouvernement, le « ça va mieux » permet d’effacer le bilan et d’occuper le débat sur les projets de l’opposition.

Après ce constat, il insiste sur la nécessité de développer une vision européenne en réponse aux défis actuels.

-la crise migratoire qu’il impute à la politique Turque et au double jeu d’Erdogan vis-à-vis de Daech .

-Le terrorisme : l’idée n’est pas de se retrancher derrière la fermeture des frontières comme le propose l’extrême droite, car d’une part les terroristes sont déjà sur le territoire et d’autre part les frontières telles qu’elles existaient dans les années 82, 86, 95 n’ont jamais empêché les attentats ...

En revanche, La réponse est dans l’instauration d’un parquet fédéral et d’une police fédérale forte qui pourrait lutter contre le terrorisme et gérer la politique migratoire.

En effet, l’union européenne est perçue par nos concitoyens comme une multitude de contraintes et de règlementation sans en comprendre les bénéfices et sans nous protéger des enjeux essentiels.

IL est donc nécessaire de se fédérer beaucoup plus, de constituer un bouclier contre le reste du monde en partageant la même stratégie commerciale, économique, monétaire, industrielle, énergétique sous la forme d’un gouvernement économique fédéral.

Le modèle économique et social français n’est pas amendable :

Crée en 1945 pour une France qui n’existe plus, alors même que des pans entiers de l’économie était détenu par un état centralisé, qui était moteur de l’investissement, le capital appartenant aux jeunes actifs.

Aujourd’hui, la situation est totalement inverse : la France vieillit, le capital est entre les mains des retraités, les frontières sont ouvertes et l’état n’investit plus rien ...

Au lieu d’évoluer et d’inventer un nouveau modèle comme l’ont fait nos voisins, nous nous protégeons par un excès de fiscalité et de normes ; on rigidifie la société française.

Il faudrait repasser un contrat avec les Français, réinventer un modèle économique et social et ainsi répondre à l’aspiration de chacun d’entre nous d’un avenir meilleur pour nos enfants.

Or, on achète la facilité du présent (les 35h financés par le déficit de l’état) au détriment de la génération future qui paiera les pots cassés de cet immobilisme individuel et collectif.

Bref, plus de projet, de vision, d’idées ce qui laisse la part belle aux extrêmes.

La responsabilité en incombe aux élites qui, au lieu de montrer la direction, être leader, avoir un temps d’avance, n’a plus de vision et ne fait que suivre le peuple ...

Il y a pourtant une capacité de réveil du pays même si ce discours est inaudible aujourd’hui.

Question : avis sur Emmanuel Macron, va-t-il ramener l’électorat centriste vers François Hollande, est-ce un ballon de baudruche ?

C’est un non sujet, il n’a ni projet politique, ni réseau, il cherche à se rendre compatible avec une éventuelle alternance politique.

Il rappelle que la teneur de la campagne électorale, les conditions dans lesquelles le candidat est élu, déterminent la façon dont va s’exercer le pouvoir au cours du mandat. Ex :la campagne de FH contre la finance

Question : 3 mesures phares si vous êtes élu ?

1 bloc économique

-Privilégier le contrat à la loi, notamment pour les entreprises inferieures à 50 salariés.

-Assouplir et réduire les normes du contrat de travail.

2 contrat fiscal

-L’impôt sur le revenu doit être payé par tous, pour une prise de conscience du cout collectif. En effet 54 % des gens ne paient pas l’IR.

-Simplification fiscale pour les entreprises en rétablissant le principe de la proportionnalité de l’impôt sur les sociétés sur l’activité et non sur des critères de taille.

-Transférer la charge sociale sur la consommation et taxe sur les transactions financières.

3 Education nationale :

Devant l’échec patent de l’éducation nationale avec 20% des jeunes sortis du système scolaire, il propose de :

- remettre « le paquet » sur le primaire

- réforme des rythmes scolaires.

- rendre de l’autonomie aux professeurs et retrouver une individualisation de l’enseignement.

Question : la place de la France sur le plan International :

Il convient de rétablir des relations avec la Russie et ne pas s’aligner systématiquement sur la politique américaine, Poutine a, en effet, stabilisé la situation syrienne.

La France doit avoir des relations avec des états et non des régimes.

La France doit reconstruire une politique arabe propre qu’elle a perdue depuis 10 ans

L’Afrique constitue un défi et un enjeu stratégique pour l’Europe avec 2 milliards d’individus à sa porte.

Enfin, il est nécessaire de rééquilibrer les termes de l’échange avec la Chine, et de pratiquer une ouverture progressive des marchés Européens.

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Monique RONZEAU

Présidente de FDS et du conseil d'administration

 

Monique Ronzeau

Vous êtes intéressée par le débat public et la vie politique française, par les sujets de société, vous souhaitez vous exprimer sur les enjeux de parité, la place des femmes dans les lieux de gouvernance publics ou privés, vous voulez valoriser un regard féminin sur les défis si nombreux qui se posent aujourd'hui, qu'il s'agisse du respect de l'environnement, de l'éducation ou de l'éthique; vous partagez comme nous des valeurs fortes d'humanisme, de libéralisme maîtrisé et de défense de l'esprit européen.
L'Association FEMMES, DEBAT et SOCIETE est un réseau de réflexion qui vous accueille et vous permet de vous exprimer sur tous ces sujets, dans le respect de la liberté de chacune. N'hésitez pas à nous contacter et à nous rejoindre...

 

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Les objectifs de FDS

  • Faire valoir un regard féminin sur les grands sujets de société,
  • contribuer au débat public par des prises de position et des travaux,
  • favoriser la promotion des femmes dans les lieux de gouvernance public et privé, en France comme à l'international.

 

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