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Guy MAMOU-MANI était l'invité de Femmes, Débat et Société

C’est un fervent défenseur de la cause des femmes : Guy MAMOU-MANI,  que l’Association Femmes Debat Société a reçu le mardi 12 mars 2019, puisqu’il n’est rien de moins que Membre du Haut Conseil à l’Egalité entre les femmes et les hommes (HCEfh). Il est, par ailleurs, Président du Groupe Open et Président de Syntec Informatique, après avoir créé en 1995 la filiale française du groupe américain Manugistics. Sa riche expérience ne s’arrête pas là : il avait commencé sa carrière en tant que professeur de mathématiques dans un lycée professionnel à Sarcelles, avant d’avoir accompagné des clients dans leur transformation numérique en tant que consultant. Fort de 40 ans d’expérience dans le domaine informatique, il vient de publier l’Apocalypse Numérique n’aura pas lieu aux Editions de l’Observatoire.

Adhérent du mouvement : « Jamais sans elles », il s’est, donc, retrouvé en toute familiarité avec l’Association Femmes Débat Société, qui regroupe des femmes en postes de responsabilité qui, par ailleurs, aiment débattre en matière de politique, de société, de parité à partir des valeurs fondamentales, humanistes et européennes qu’elles partagent.

Guy MAMOU-MANI remercie l’Association de son accueil et précise les raisons pour lesquelles il vient d’écrire son ouvrage. Il s’agit de combattre la vision détestable et anxiogène qu’ont donné certains auteurs, en particulier Laurent ALEXANDRE , de l’avenir du numérique vu comme annonce de la fin du monde. Or, « à force de diaboliser le futur, on condamne le présent ». Il n’aborde, dans son livre, que les secteurs d’activité dans lesquels il a travaillé et sur lesquels il a un regard averti. Sans sous-estimer les risques du numérique : déshumanisation , propriété des données, concurrence chinoise, etc ...), il en a une vision positive, partagée par certains experts comme Luc JULIEN, vice-président de Samsung ou Laurence DEVILLERS. Cette vison est étayée sur deux idées.

La première est que le numérique apporte une réponse aux questions que pose notre civilisation. Le chômage, les déserts médicaux n’ont pas attendu le numérique pour exister, ils n’en sont pas la conséquence.
Peut-on raisonnablement imaginer qu’en 2020 un professeur soit seul face à 30 élèves ? Il faut imaginer de nouvelles pédagogies, de nouvelles façons de travailler. L’orateur se déclare, donc, hostile à la suppression des smartphones à l’école. Les enseignants feraient mieux de former leurs élèves à son usage. Les interdire en classe évoque les premières réactions lors de l’introduction des calculatrices à l’école.
Le numérique ne va-t-il pas permettre le progrès en matière de santé, permettre, par exemple, aux seniors de rester chez eux en sécurité ?
Va-t-il généraliser le chômage en supprimant des emplois ? Ce n’est pas ce qu’indiquent les statistiques des pays les plus robotisés. C’est chez eux que le chômage est à son plus bas étage.
Pourquoi ? A cause des gains réalisés en matière de qualité, de compétitivité, d’humanisation du fait de l’enrichissement du contenu du travail.
Les hommes politiques, à l’exception d’Emmanuel MACRON qui est, lui, conscient des enjeux, n’y comprennent rien, car ils restent effrayés par les risques de perte d’emplois.
En matière numérique la transformation du pays reste insuffisante. 13 millions de français y restent étrangers : il faut les y former.
Il s’agit d’un enjeu sociétal : en cassant nos codes habituels (en matière d’habitat ou de transport, par exemple), le numérique offre la possibilité de réinventer le monde. A ces bouleversements, les femmes restent trop souvent étrangères. Dans le domaine du numérique on n’en compte que 28% et 10% seulement dans les fonctions techniques. Il est urgent que les hommes leur laissent des places et qu’elles osent les occuper sans éprouver le syndrome de l’imposteur. Il leur faut s’engager dans le « coding », dans l’informatique.

La seconde idée concerne la diversité. Nos « quartiers » ont des talents. Quels que soient les sacrifices consentis par les familles pour financer leurs études, les enfants des populations défavorisées peinent à trouver de l’emploi et même à décrocher un premier rendez-vous. Une spécialisation informatique leur ouvrirait toute grande la voie de l’intégration, leur donnerait l’opportunité d’embauches au tarif moyen de 33 000 Euros et à terme une moyenne de salaire de 50 000 Euros.

En conclusion, l’orateur indique que la  révolution numérique est un tsunami que l’on peut soit refuser, soit utiliser en en profitant. Le nouveau monde sera ce que nous en ferons. L’abondance et la variété des questions fournit à l’orateur l’occasion de préciser certains points :

  • On n’a pas à faire n’importe quoi avec les données. Il faut encadrer l’usage du numérique de normes éthiques, fiscales , sociales. Ainsi se déclare-t-il en faveur du RGPD. Ces normes sont à créer, car il est inutile de tordre les cadres du 19ème siècle pour préparer le nouveau monde. Ces règles, à défaut de pouvoir s’imposer à l’échelle mondiale, peuvent l’être au plan européen
  • L’équipement en smartphones de chaque écolier peut être facilité par l’Education Nationale. Par contre, la couverture Internet du territoire national est à largement améliorer.
  • A propos des GAFA détentrices des données, il faut préciser qu’Apple n’en fait pas partie. Leurs méthodes ne sont pas exclusives : on peut construire des systèmes différents complémentaires. La RGPD apporte une première pierre à ce chantier..
  • On parle de populations « inutiles » car étrangères à l’informatique. Ce terme d’inutiles est dramatique. A force d’attention, de pédagogie, on peut les ouvrir au numérique. C’est une des raisons pour lesquelles l’auteur a écrit son ouvrage.
  • Il est anormal qu’existent des baccalauréats dans lesquels l’informatique ne soit qu’une option.
  • Quelle place faire à ceux qui ne bénéficient pas d’une formation mathématique ou scientifique ? Faire société exige des humanistes et la Sorbonne offre aux littéraires une formation informatique.
  • Pendant les cours, on paramètrera les smartphones de façon à en neutraliser l’usage à des fins de loisir.

En conclusion, l’orateur souligne l’urgence de mettre tous les moyens possibles au service de l’éducation.

Par la voix de Françoise VILAIN, sa Présidente d’Honneur et celle de Monique RONZEAU, sa Présidente, l’Association Femmes Débat Société souligne l’importance du sujet traité et remercie chaleureusement l’orateur pour la grande utilité de son intervention.


Bref rappel est fait des prochaines manifestations :
- le déjeuner du 9 avril,
- un dîner au Pavillon Néerlandais de la Cité Universitaire le 14 mai,
- l’Assemblée Générale suivie d’un dîner le 17 juin au Sénat.

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François MOLINS était l'invité de Femmes, Débat et Société

Dans le cadre de ses déjeuners mensuels, l’Association Femmes Débat Société a accueilli le Procureur Général près la Cour de Cassation : François MOLINS.

En le remerciant d’avoir accepté cette invitation, la Présidente de l’Association Monique RONZEAU a souligné qu’il était déjà bien connu de ses membres du fait de ses interventions lors des situations particulièrement tragiques auxquelles il a dû faire face, interventions
empreintes du recul et du caractère rassurant qu’il a su transmettre. Elle lui présente brièvement l’Association en insistant sur les valeurs communes que partagent ses membres et en soulignant la variété des invités à ces déjeuners mensuels : aux personnalités du monde politique, s’ajoutent des artistes, écrivains, etc...

Cécile PETIT le remercie à son tour de sa venue en rappelant qu’au cours des 7 années qu’il a passées au Parquet de Paris, il a été la voix et la figure de l’anti-terrorisme. En rendant simples et accessibles les informations qu’il délivrait, il a donné une vision positive de la justice. Au cours d’une carrière consacrée au Parquet, il a été un homme de terrain, spécialiste de toutes les délinquances. Après avoir occupé plusieurs postes de substitut, puis de procureur de la République, il a été nommé chef de service à la direction générale des affaires criminelles et des grâces de la Chancellerie (2001 – 2004), puis Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Bobigny (2004 – 2009), avant de devenir le directeur de cabinet du ministre de la Justice (Michèle Alliot-Marie et Michel Mercier 2009 – 2011). Après avoir exercé les fonctions de Procureur de la République près le Tribunal de Grande
Instance de Paris, il est aujourd’hui Procureur Général près la Cour de Cassation depuis novembre 2018.

Prenant la parole, le Procureur François MOLINS indique qu’il est magistrat depuis 42 ans, fonction qui consiste à se mettre au service des autres et de la société. Il n’a jamais souhaité quitter le Parquet parce qu’il s’agit d’une fonction qui conduit à décider en permanence et qui peut faire bouger les choses. Son passage à la direction des affaires criminelles et des grâces, puis aux cabinets ministériels lui a permis de bien les percevoir.. De plus, un parquetier travaille en équipe et on est plus intelligent lorsque l’on travaille à plusieurs. Le parquetier oriente les procédures, demande les condamnations et veille à leur application. Ce sont des fonctions qui exigent de la loyauté, de la mesure, une prise de distance, du courage, de l’indépendance, de l’humilité et enfin un sens psychologique qui donne toute sa place au doute.

De son passage à Bobigny le Procureur MOLINS a fait un peu un laboratoire en accueillant 53 magistrats sortis de l’Ecole Nationale de la Magistrature et en communiquant avec de nombreux journalistes afin de corriger l’image de la Justice. Le Parquet de Paris a des compétences beaucoup plus étendues que les autres parquets dont les compétences sont territoriales. A Paris, elles touchent les domaines militaire, national pour ce qui concerne le terrorisme et international pour ce qui touche les Français à l’étranger, qu’ils soient accusés ou victimes. Il y faut conjuguer l’animation d’une équipe avec le traitement de dossiers économiques et financiers comme de dossiers faisant intervenir plusieurs pays.

Le travail s’est approfondi et allongé : alors qu’en 1995 date de l’attentat du Métro Saint Michel, 5 minutes ont suffi au Parquet de Paris pour saisir l’instruction ; lors des attentats de 2015, il a fallu plusieurs semaines pour faire la même chose. Depuis la loi de juillet 2013, le Parquet de Paris est devenu plus indépendant devant le terrorisme. Le dossier Cahuzac a fait intervenir le Procureur national financier, dont le rôle est devenu d’autant plus indispensable que le Parquet de Paris a dû traiter l’avalanche des dossiers liés aux attentats terroristes : le Bataclan qui a nécessité 6 mois de procédure, le Thalys, Villejuif, l’attentat de Nice... Les pays étrangers ne manqueront pas de regarder les méthodes et les délais de traitement de ces dossiers.

Après sa communication, le Procureur François MOLINS a répondu aux questions.
L’essentiel a porté sur les points suivants :

  • Les terroristes ayant purgé leur peine en 2019 – 2020 vont être libérés. Comment éviter la récidive ? Il est légitime qu’un pays victime comme l’Irak veuille juger les auteurs des exactions. Il en va autrement pour les Kurdes qui ne sont pas un Etat souverain et où, de ce fait, il n’y a pas de représentation française. Les français, là-bas, sont retenus dans des camps. Les majeurs y sont visés par des mandats d’arrêt, mais ne peuvent pas être jugés sur place. Il y a risque d’évasion des inculpés. Par ailleurs, Bachar el Assad détient des otages français.
    Quel est le moindre risque ? Organiser un retour en France ? S’il y a expulsion, il faut passer par l’Irak. Le cas des enfants peut être traité, les adultes, eux, iront en prison. C’est un calcul de risques. La prison peut donner lieu à la contamination des autres détenus. Ces adultes vont passer par des quartiers d’évaluation de la radicalisation et envoyés dans des établissements pénitentiaires plus ou moins rigoureux en fonction des conclusions de l’évaluation.
    La loi de juillet 1916 interdit l’aménagement des peines, mais elle n’est pas rétroactive. Il faut alors imaginer un système, qui implique l’échange d’informations entre les services de suivi. Cette solution n’offre cependant pas de garantie absolue.
  • Quel peut être le rôle de la Justice européenne ? D’une part, nos lois sont déjà largement inspirées par l’Europe. D’autre part, nous avons besoin d’équipes communes d’enquêtes regroupant des policiers de diverses nationalités. Mais la diversité de ces nationalités pose problème, car en Europe, les procédures sont très variées. Il nous faut aller vers l’harmonisation au nom de l’efficacité. En 2020, sera nommé un Procureur européen, mais ses compétences seront limitées aux escroqueries financières et à la TVA.
  • Le Parquet a-t-il besoin de plus d’indépendance ? Le Parquet ne sera jamais un juge. Il faut pour renforcer son indépendance un statut et un état d’esprit. En France, il faut enlever le venin de la suspicion. La procédure française donne de plus en plus d’indépendance au Parquet.
  • Où en est la prévention dans les banlieues ? Quelle est la gravité de la situation ? Le problème est connu depuis longtemps. Certains élus locaux ont accepté certaines situations afin de conserver une paix sociale. Chez les terroristes, on trouve toujours des radicalisés qui ne se sont pas reconnus dans la nation et qui se sentent victime de pannes dans l’ascenseur social. Avec le déclin de Daesh, le terrorisme va devenir plus individuel, mais aussi plus difficile à détecter.
  • Les juges semblent avoir un regard qui est en retard sur l’évolution de la société. On dispose cependant de tous les moyens et de tous les textes dont on a besoin, mais il manque la volonté ainsi que la formation. L’Ecole Nationale de la Magistrature doit imposer des formations obligatoires sur certaines thématiques..

En conclusion, Monique RONZEAU et Françoise VILAIN remercient chaleureusement le Procureur MOLINS en soulignant le caractère rassurant de son message.

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4 décembre 2018 : FDS reçoit Geoffroy DIDIER, député européen

Dans le cadre de ses déjeuners mensuels, L’Association Femmes Débat Société a accueilli Geoffroy DIDIER le 4 décembre 2018 afin d’évoquer avec lui les prochaines élections européennes.

Soucieuse de respecter les contraintes de l’agenda de son invité, la Présidente de l’Association Monique RONZEAU, récemment élue, l’accueille d’emblée en le remerciant d’évoquer un sujet si important.

Sont rappelées ensuite les principales étapes de la carrière de Geoffroy DIDIER : un cursus universitaire tant américain (Master of Law de l’Université Columbia à New York, visiting scholar à l’Université Harvard) que français (Sciences Po, DEA de droit des affaires, ESSEC Business School), lui permet de devenir avocat aux barreaux de Paris et de New York. L’appartenance à plusieurs cabinets ministériels, dont celui de Brice Hortefeux au Ministère de l’Intérieur le prépare à une carrière politique. Elu Conseiller Régional d’Ile de France en 2010, sur la liste de Valérie Pécresse, puis Secrétaire National de l’UMP, il fonde en 2012 La Droite Forte avec Guillaume PELTIER. Secrétaire Général Adjoint de l’UMP en 2013, il est aujourd’hui Vice Président du Conseil Régional d’Ile de France, Président de l’Etablissement Public Foncier d’Ile de France depuis 2017, député européen et Secrétaire Général Délégué des Républicains.

L’orateur souligne l’utilité de traiter d’abord des Gilets Jaunes avant d’aborder les questions européennes. La situation est, en effet, inédite dans la mesure où elle rassemble des Français qui ne sont ni encartés ni syndiqués, mais des citoyens qui ne peuvent pas boucler leur budget, des personnes qui ne voient plus d’intérêt à aller travailler.
A l’origine de la Taxe Carbone, il y a une duperie : 19% seulement de la TICPE et 5% de la hausse servent à la transition énergétique. Au parti L R incombe la responsabilité de calmer le jeu, car les violences commises au cours des manifestations des Gilets Jaunes sont inexcusables. Le Gouvernement ne parviendra à appréhender le défi des élections européennes avant d’avoir apaisé la colère des Gilets Jaunes.

Trois mots caractérisent l’Europe : elle est un fait, elle est notre histoire, elle est notre culture, notre civilisation. L’intérêt de la France, c’est l’Europe. Que pèse, par exemple, notre pays lorsqu’il dépose dix fois moins de brevets que n’en dépose la Chine ? Alors que l’opinion ne voit souvent dans l’Europe qu’une tuyauterie complexe, elle oublie ses réalisations : pour n’en citer que quelques unes : le programme Erasmus, la liberté de voyager, l’uniformité des tarifs téléphoniques, les Appellations d’Origine Contrôlée, la traçabilité des viandes, etc …Seule, l’Europe peut s’opposer à des multinationales, telles les GAFA, qui pèsent aujourd’hui autant qu’un Etat, qui réalisent des bénéfices de plusieurs milliards d’Euros, qui pratiquent un lobbying omniprésent. Face à ces puissances, l’Europe est un bouclier. Il faut se poser la question suivante : « suis-je plus ou moins protégé par l’Europe ? »

Lorsqu’on ne voit l’Europe que sous forme d’un instrument normatif, on oublie que la France sur-transpose les directives européennes, elle en rajoute. Là où l’Union Européenne compte 50 000 fonctionnaires au service de 500 millions de citoyens, la Mairie de Paris en compte elle tout autant (52 000) au service de 2,2 millions d’habitants. Bercy en compte 3 fois plus (150 000).

En matière d’immigration, il faut protéger les frontières de l’Europe et, pour ce faire, augmenter les effectifs de FRONTEX, distinguer les demandeurs d’asile politique des migrants économiques. Il n’existe pas de solution durable dans le repli national. S’impose alors la nécessité d’une concertation avec les pays africains d’origine.
Il faut aussi une Europe plus stable dans ses frontières qui ait le courage de refuser l’adhésion de la Turquie. L’Europe a une identité commune, fondée sur une culture chrétienne. Actuellement, il faut éviter d’élargir l’Europe à la Serbie, au Monténégro et à d’autres pays Balkans en attente, quitte à ce que ce refus ne soit pas définitif afin de leur éviter une mainmise russe.
Lorsqu’en Europe, 95% des marchés publics sont ouverts aux entreprises étrangères, les USA n’en ouvrent que 30% et la Chine 0%, IL faut instaurer un principe de réciprocité dans les échanges commerciaux.
Nous avons trop attendu que l’Europe fasse à notre place ce que nous n’avons pas toujours eu le courage de faire en France.

L’orateur se prête ensuite au jeu des questions-réponses que l’on peut résumer comme suit :
• L’Europe ne peut-elle aider à résoudre les problèmes internationaux au moment où l’on voit la présidence américaine modifier les liens transatlantiques entre les USA et l’Europe, la Russie et la Chine, où reprend la crise ukrainienne, où apparaît l’inquiétude dans les pays baltes vis-à-vis de leur puissant voisin ?
Geoffroy DIDIER rappelle que le système politique américain est fondé sur le « check and balance », autrement dit que le Sénat amortit les chocs et joue un rôle apaisant.
• Alors qu’en France, le Sénat a voté le gel de la hausse des carburants, on s’étonne que le Premier Ministre l’ait ignoré.
Geoffroy DIDIER estime que le moratoire pour six mois est une provocation, et que l’urgence est surtout de renoncer de manière définitive à cette hausse de taxe.
• Pourquoi n’arrive-t-on pas en Europe à taxer les GAFA ? C’est là un enjeu essentiel de la prochaine mandature.
L’orateur répond qu’il faut surtout se demander pourquoi il n’existe pas de GAFA européen. Il indique, par ailleurs, que TRUMP a suscité une vague de patriotisme alors qu’il n’existe pas de sentiment de citoyenneté européenne. Il faut construire un patriotisme européen, patriotisme et non pas souverainisme, qui écraserait les nationalismes.
Il faut défendre un patriotisme européen malgré les disparités que l’on constate au sein de l’Europe, par exemple : un SMIC qui s’élève à 215 Euros en Bulgarie et à 2 000 euros au Luxembourg, mêmes disparités entre les coûts de production, l’âge de départ en retraite (67 ans en Allemagne), la durée annuelle du travail, etc …
• Sont abordés ensuite les sujets suivants : l’Europe sociale et la paix, l’utilisation des impôts européens, la COP 24, sujets qui permettent à l’orateur de développer les points suivants :
- On constate un manque de pédagogie en matière européenne qui entretient chez les peuples des idées préconçues.
- La France génère 1 à 3% des émissions mondiales à effet de serre. Elle se distingue très favorablement dans ce domaine, car nos entreprises s’attachent technologiquement à la transition énergétique. L’Europe pourrait taxer la pollution importée et la Banque Européenne soutenir les investissements climato-compatibles. L’engagement en faveur du climat peut conforter la puissance européenne au moyen de crédits pour une croissance pérenne, donc sociale. Bien d’autres mesures peuvent la favoriser : discours incitatifs, isolation des logements, développement des circuits courts, taxation du kérosène mais il n’y aura pas de sauvetage climatique planétaire sans concertation européenne. A cette exigence, s’ajoute la nécessité de rendre l’écologie supportable économiquement.
- En ce qui concerne la présidence de TRUMP, on peut faire un parallèle intéressant avec la France : alors que TRUMP est l’élu de l’Amérique profonde, de ses territoires, Emmanuel MACRON en est éloigné.
- On ne peut pas gouverner la France avec 3% de déficit budgétaire pour seul objectif
- L’Europe doit aller vers la convergence des prélèvements fiscaux et sociaux.

Au terme de cet entretien, la Présidente Monique RONZEAU remercie chaleureusement son invité en soulignant la passion avec laquelle il défend ses idées et ses engagements.
Elle évoque les contacts pris avec les futurs invités des déjeuners de l’Association et indique à ses membres la possibilité de régler leur cotisation en ligne. Elle remercie Clara LEES, l’assistante de Catherine DUMAS , du travail qu’elle a effectué au service de l’Association et se réjouit de la voir bientôt en devenir membre.

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2 octobre 2018 : FDS reçoit le Général DURIEUX, Chef du Cabinet militaire du Premier ministre, dans le cadre de ses déjeuners mensuels

Le 2 octobre 2018, l’Association Femmes Débat Société accueillait le Général DURIEUX, Chef du Cabinet Militaire du Premier Ministre.


En le remerciant de sa présence, la Sénatrice Catherine DUMAS lui présente brièvement l’Association qui réunit des femmes de droite et du centre qui s’intéressent au débat public tout en étant en postes de responsabilité dans leurs divers domaines d’activité.


Saint-Cyrien, diplômé de l’Institut d’Etudes Politiques de Paris et de l’Université de Georgetown aux USA, le Général DURIEUX a effectué l’essentiel de sa carrière dans la Légion Etrangère qu’il a encadrée dans les Balkans ainsi qu’en Afrique avant de rejoindre l’Etat Major des Armées, puis d’occuper le poste d’adjoint au cabinet militaire du Ministre de la Défense, de diriger le Centre des Hautes Etudes Militaires (CHEM), de commander la 6ème Brigade Légère blindée et d’être nommé chef du cabinet militaire du Premier Ministre. Docteur en histoire, il a publié « Relire De la guerre de Clausewitz » chez Economica et dirigé plusieurs autres publications.


L’orateur commence par préciser le contenu de sa mission actuelle auprès du Premier Ministre à savoir lui permettre d’exercer ses responsabilités en matière de défense, responsabilités qui concernent la souveraineté de l’espace aérien, l’action de l’Etat en mer et la cyber-défense. Il lui incombe en outre de préparer les réunions et d’arbitrer entre les ministères les questions concernant les problèmes de défense. Le Général DURIEUX précise que le poste de responsable du cabinet militaire de Matignon échappe à toute considération politique.
Le Général DURIEUX identifie 4 défis principaux en matière de défense :


• Le premier est de nature philosophique : Qu’est-ce que la guerre aujourd’hui ? Autrefois, la guerre était une expérience concrète, elle relève aujourd’hui d’une perception mystérieuse. Alors qu’elle a été une institution qui visait à canaliser la violence à l’intérieur d’une durée et d’un espace bien définis en vue d’aboutir à un règlement pacifique, il s’agit maintenant de contre-terrorisme.


• Le second est politique. Le cadre qui était habituel jusqu’à l’an 2000 s’est fragilisé qu’il s’agisse de l’OTAN, des liens avec les USA, avec la Grande-Bretagne, des synergies avec les alliés, avec des Etats qui décident peu ou mal. La dépendance à des systèmes d’armes complexes s’est accrue.


• Le troisième est militaire : nous sommes face à des guerres hybrides telle l’action russe en Ukraine et en Syrie. La guerre relève de politiques de puissance et ne reste plus cantonnée à des limites. Elle se pulvérise en micro-conflits comme on le constate en Afghanistan, en Syrie, où de multiples groupes mouvants s’affrontent. Le désordre s’instaure en matière de durée et d’objectifs. Doit-on privilégier le long terme ou la réactivité immédiate ?


• Le quatrième est de nature sociale, sociétale. Il y a toujours eu une tension historique entre l’armée et la société qui la porte. Or, l’armée ne doit pas s’écarter de la société tout en n’y restant pas trop liée au risque de perdre en efficacité. Un exemple : la directive européenne de 2003 sur le temps de travail est inapplicable pour l’armée et le Président de la République de l’époque a dû l’en exonérer.


Ces défis, bien sûr, ne sont pas exhaustifs : on peut, par exemple, leur ajouter l’instantanéité alors que la guerre demande du temps pour faire changer l’autre.


En conclusion, le Général DURIEUX se réjouit de constater l’intérêt que portent les citoyens concernés aux problèmes de défense.


Le nombre et la diversité des questions de l’assistance ont permis au Général DURIEUX de développer les points suivants :


• L’Intelligence artificielle est de plus en plus utilisée, entre autres en matière de reconnaissance d’images. La capacité d’analyse peut intégrer de nombreuses analyses qui aboutissent à fournir des solutions moyennes. Or, la guerre doit surprendre l’adversaire.


• En ce qui concerne l’opération Sentinelle, il n’est pas sain d’avoir des soldats dans la rue. Ce sont les policiers qui doivent s’y trouver. L’armée n’y fournit en réalité qu’une présence symbolique.


• Alors que la France veut une politique européenne de défense, ses partenaires européens gardent confiance dans l’OTAN, qui remplit aussi le rôle de forum politique.


• Il n’est pas adéquat de parler de cyber-guerre. On peut imaginer des attaques cyber massives qui conduisent à entrer en guerre. Ces attaques peuvent revêtir plusieurs formes : 

- Une attaque sous forme d’espionnage qui permette à l’ennemi la captation de données.
- Une attaque sous forme de sabotage, telle celle qui a été menée contre les centrifugeuses iraniennes.
- Une attaque sous forme de manipulation de l’information.
- Des actions à but monétaire, à caractère financier.

Les services secrets ont utilisé les trois premiers types d’action. Il est toujours difficile d’identifier et de prouver l’existence de cyber-attaques, difficile aussi de les distinguer des actions de communication (cf. le roman Blackout sur les effets d’une suppression à grande échelle du courant électrique).


• Les pays d’Europe de l’Est restent méfiants vis-à-vis de la Russie et se tournent vers les USA sous couvert de l’OTAN. La France essaie de les rassurer en étant ferme vis-à-vis des Russes et en veillant à l’équilibre des armements, alors que les Russes procèdent à des intimidations et que la politique américaine inquiète. La France a missionné des soldats dans les pays baltes. L’Europe de la défense a été proclamée il y a 15 ans. Elle est aujourd’hui critiquée parce que jugée irréelle. Les projets communs voulus par l’Europe de la défense restent difficiles à mettre en œuvre du fait des différences de calendrier entre pays, de la diversité des besoins, de l’égoïsme industriel, des différentes approches en matière d’exportation d’armements vers les pays hors de l’Union Européenne. Pour y parvenir, il faut en effet obtenir l’accord de tous les pays qui fabriquent les composants des armements à exporter.
Or, le marché français, à lui seul, ne justifie plus notre programme d’armement. Enfin, au total, la défense européenne coûte plus cher que la défense nationale.


• Alors que des doutes apparaissent sur la protection américaine, l’Europe a acquis une culture stratégique qu’elle pourrait lui faire partager. Nous savons ce que coûte la guerre. Nous savons aussi qu’à son terme nous devrons vivre avec l’ennemi. L’action militaire doit, donc, être conduite en vue d’une paix utile.


• Le Service National Universel, tel qu’il est envisagé, ne sera pas militaire. Il se déroulera en deux phases : une phase universelle qui concernera tous les jeunes de 16 ans pendant un mois. C’est une sorte de complément à l’éducation nationale. La seconde phase concerne les jeunes de 18 à 25 ans : c’est un Service Civique de 6 mois assuré sur une base volontaire auprès de services publics, d’associations ou de collectivités locales.


• L’arme nucléaire a un effet dissuasif, mais il faut repenser cette dissuasion du fait de la multiplication de ces armes. Il reste de nombreuses zones inquiétantes : le Levant et l’Iran dont les acteurs, Sunnites, Chiites, Israël …sont incontrôlables, où la Russie est triomphante et la politique américaine peu lisible. Le plus menaçant pour nous consiste dans la faillite de plusieurs Etats Africains dont de nombreux compatriotes vivent en France. Il faut également mentionne la mer de Chine et la Corée.


• Enfin, si la guerre est une négociation par d’autres moyens, on ne négocie pas avec le terrorisme.


En conclusion, la présidente Catherine DUMAS remercie vivement son hôte d’une intervention si intéressante, en particulier sur la philosophie de la guerre comme sur le rôle de la Chine et l’ouverture de la route de la soie, qu’elle justifierait une nouvelle invitation. Elle rappelle que le prochain déjeuner de l’Association est fixé au mardi 6 novembre.

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Argumentaire sur les valeurs de FDS

Avant d’évoquer la question de l’évolution du positionnement de FDS, il convient en préambule d’en rappeler l’origine : créée à l’initiative d’hommes et de femmes politiques se situant dans le champ de la droite et du centre (Valérie Pécresse, Jean-Pierre Raffarin, Michel Barnier, Dominique Perben, Jacques Barrot…), elle s’inscrivait clairement dans la poursuite d’objectifs complémentaires :

- la valorisation du rôle et du regard des femmes dans la société française et en particulier des femmes exerçant des fonctions de haute responsabilité dans le secteur public comme privé ;
- la promotion de l’égalité homme/ femme dans tous les secteurs d’activité ;
- la référence à des valeurs fondamentales d’humanisme, de dialogue, d’ouverture européenne, ou encore de protection de l’environnement ;
- le soutien à des projets politiques portés par des partis incarnant au mieux ces valeurs ;


Femmes, Débat et Société (FDS) est une association créée en France en 2000 qui rassemble, au niveau national et au sein de clubs régionaux, des femmes, exerçant des responsabilités dans le secteur privé, public ou associatif, à l'échelle régionale, nationale ou internationale, et qui s'engagent dans le débat public. Persuadée que le regard féminin apporte une vision différente mais complémentaire à celui des hommes, FDS contribue depuis 18 ans à la réflexion et à l'action menées sur l’Europe, le développement durable, l'égalité entre les hommes et les femmes, les grands sujets de société comme les sujets d‘actualité et à l'enrichissement du débat public en sensibilisant les décideurs à son approche des grands défis posés à la société moderne.

En résumé, l'originalité de ce club de réflexion ou Think Tank est triple : 

• faire valoir un regard féminin sur les grands problèmes de société
• développer une culture du débat dans le respect des sensibilités de chacune.
• favoriser la promotion des femmes dans les lieux de gouvernance publics ou privés


Mais au-delà de ces objectifs ambitieux, la grande force de FDS réside dans la qualité humaine du réseau de femmes qui s’est constitué au fil des années, la richesse des échanges qui se nouent entre les membres de l’Association, basés sur la diversité des expériences et des parcours de chacune mais aussi sur des sensibilités et des approches complémentaires qui permettent à toutes de se sentir intégrées dans un réseau de femmes solidaires engagées dans le débat public.

Nombreuses sont celles qui estiment nécessaire aujourd’hui d’approfondir cet engagement collectif en favorisant davantage encore le développement de notre Association qui pour continuer d’exister en tant que force de proposition au service de la promotion des femmes dans tous les domaines de la vie économique, culturelle, sociale et politique, doit sans cesse se renouveler dans ses méthodes et ses actions pour toucher le plus grand nombre de participantes. Au cours de ces 18 dernières années, la société a fortement évolué et l’un des enjeux pour FDS est de s’adapter à ces mutations, voire de les anticiper.

Pour que notre belle Association continue à vivre et à se renforcer, y compris dans sa dimension internationale, en lien avec tous les réseaux, associations et acteurs qui, au fil du temps, ont noué de solides partenariats avec FDS, il nous faut attirer de nouvelles adhérentes, engagées dans la vie active et désireuses de s’investir à nos côtés.

Or, il n’a échappé à personne que l’année 2017 a été le témoin d’un bouleversement politique majeur, dont on ne mesure sans doute pas encore toutes les conséquences : les références aux seuls partis de « notre » famille politique ont perdu (provisoirement ?) de leur pertinence au regard d’une société civile largement éloignée des anciens clivages. Au moment-même où certains de nos parrains prestigieux s’éloignent de leur ancien parti, où d’autres abandonnent la vie politique, ou rejoignent la nouvelle majorité, il est temps de clarifier non pas nos valeurs fondamentales, telles qu’elles viennent d’être rappelées, mais les priorités que nous souhaitons réaffirmer sur les grands enjeux de société qui nous engagent à la réflexion, sans aucun ostracisme à l’égard de celles qui partagent ces mêmes valeurs mais qui peuvent ne pas se reconnaître dans une approche par trop politicienne.

C’est la raison pour laquelle nous proposons au conseil d’administration d’examiner, dans un premier temps, lors d’une séance exceptionnelle, l’opportunité d’une évolution de la communication de FDS sur les points suivants :

- le positionnement politique de FDS et en particulier le maintien ou non
de la référence à un Think Tank des femmes de droite et du centre
- la visibilité que l’on souhaite donner aux débats et prises de position de
l’Association ? Quels types d’engagement souhaitons-nous promouvoir?
- la nécessité de faire évoluer la Charte d’engagement des membres et
sur quels points ?
- les thématiques prioritaires sur lesquelles FDS doit se positionner : les
champs sont nombreux et faute de temps et de disponibilité des
membres, ne sont pas tous investis avec la même intensité ; d’où l’idée de
dégager selon les sujets d’actualité, des priorités (exemple de l’action
franco-tunisienne) ;
- les modes de communication sur notre activité : comment mieux
associer les membres et notamment les nouvelles adhérentes ?


Charte d’engagement des membres de l’association FDS

Née en 2000, l'association Femmes, Débat et Société (FDS) est composée de femmes de tous âges, exerçant des responsabilités à un haut niveau national ou international, dans quelque domaine que ce soit, économique, social, privé ou public, associatif, etc. Sans nécessairement être affiliées à un mouvement politique, toutes affichent le souci de participer à la réflexion et à l'action pour l'avenir de notre société.

L'association s'est fixée comme objectifs dans ses statuts de débattre de sujets de société et de promouvoir les femmes dans tous les domaines de la vie sociale, économique, culturelle et politique.

Elle considère que l'atteinte de ces objectifs doit être associée au respect de principes et d'engagements qui, sans viser l'exhaustivité, lui semble essentiels, notamment en politique. La qualité de membre de l'association impose le respect de cette Charte.

Ainsi, chaque membre de FDS accepte de s'engager sur quelques principes fondant l'identité de l'association et ses modalités d'action, mais aussi fondant les règles et les principes éthiques de chacune des membres ainsi que son comportement dans le débat public.

I Principes de comportement :

C'est-à-dire les valeurs fondamentales qui unissent nos membres : l'engagement dans notre association, le respect des personnes, l'intégrité, la loyauté et la solidarité.

L'identité et la cohésion de FDS reposent sur des valeurs universelles : 

• la loyauté, l'intégrité et le respect de l'autre qui exclut toute attitude ou expression à connotation discriminatoire, qu'elle soit d'ordre social, culturel, philosophique, religieux ou raciste, qu'elle s'exprime sous forme autoritaire, allusive ou ironique ;
la solidarité, ce qui sous-entend un réseau de femmes, une entraide entre membres dans un esprit de discrétion et d'amitié ;
le pragmatisme, l'ouverture d'esprit et la liberté de parole ;
l'esprit gagnant, au bénéfice de l'association, en tout premier lieu ;
la participation active, la ponctualité, l'exigence déontologique procédant également du respect de l'autre ;
Etre à jour de sa cotisation est un témoignage du souci du bon fonctionnement, de même pour toute action demandant une participation financière.

II Principes d'action :

Les principes d'action qui régissent l'activité des membres dans leur engagement concourent à la mise en œuvre d'un développement responsable et durable, en cohérence avec la stratégie de long terme menée par FDS.
Ces principes sont :

la transmission des valeurs d'égalité et de parité ;
• la défense de l'Etat de droit ;
• la reconnaissance et l'affirmation d'un libéralisme maîtrisé pour permettre à chacun de choisir son mode de vie ;
• le respect de l'environnement ;
• l'esprit civique ;
• l'esprit européen.

Ces principes ne visent pas l'exhaustivité mais l'essentiel. L'application de ces principes est une condition d'appartenance à FDS.

La commission de déontologie de FDS a pour mission de veiller au respect des principes énumérés dans la charte.

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